Gilbert Rozon déplore que la présomption d’innocence ait été « balayée »
Gilbert Rozon déplore que la présomption d’innocence ait été « balayée »
Il s’agit, pour Gilbert Rozon, de sa première apparition publique depuis que des allégations d’agressions sexuelles ont été portées à son encontre, en octobre dernier.

«Il y a des allégations le matin, on est jugé à midi et exécuté en soirée», a lancé le fondateur et ancien patron de Juste pour rire, ce mercredi au palais de justice de Montréal, rapporte Le Journal de Montréal.

M. Rozon témoigne dans un litige commercial entre Juste pour rire et Québecor, concernant la vente de l’entreprise qu’il a fondée.

Même s’il reste l’actionnaire majoritaire du groupe, il a quitté ses fonctions après les allégations portées par plusieurs femmes. Une demande de recours collectif a été déposée contre lui par Les Courageuses qui lui réclament des millions de dollars. Il compte le contester.

Si le dossier entendu aujourd’hui en cours ne concerne pas directement ses allégations, M. Rozon a tout de même déploré que « la présomption d'innocence est partie d'un coup sec».

Des commanditaires se sont aussi temporairement retirés de Juste pour rire, a déploré Rozon comme le gouvernement du Québec qui a suspendu temporairement ses commandites.

« Le gouvernement balaie sous le tapis la présomption d’innocence, c’est un peu étrange dans un État de droit », a-t-il lancé à la cour.

Aujourd’hui, l’homme d’affaires tente de vendre ses actions afin de «tourner la page» et ne pas nuire à l'entreprise.

Le problème, c’est que Québecor affirme détenir un droit de première offre. «Je croyais que ce droit était terminé», a affirmé Rozon en contre-interrogatoire.