Mâcher de la gomme en cour, c’est son « droit », selon le client de Me Charles Cantin. Photo : Radio-Canada et Shutterstock
Mâcher de la gomme en cour, c’est son « droit », selon le client de Me Charles Cantin. Photo : Radio-Canada et Shutterstock
Un individu dans la quarantaine a été averti et réprimandé pour son comportement dans une salle d’audience du palais de justice de Chicoutimi.

Selon ce que rapporte Le Quotidien, l’homme s’est rapidement fait interpeller par un huissier pour qu’il cesse de mâcher de la gomme, alors qu’il attendait d’être entendu par la juge Isabelle Boillat. En réponse, l’homme a crié qu’il s’agissait de son droit.

« Je m’en tabarnac tu », lui a-t-il lancé, de son fauteuil roulant, de manière à ce que tout le monde entende, raconte Le Quotidien. Il a alors été escorté par les constables spéciaux à l’extérieur de la salle d’audience.

Mais il revient quelques minutes plus tard, espérant que son dossier chemise, toujours une gomme dans la bouche. La juge Boillat a finalement accepté d’entendre son avocat Charles Cantin, pour que l’homme puisse quitter le palais.

Elle l’a toutefois obligé à jeter sa gomme, ce à quoi l’individu a finalement obtempéré. Sa cause a dû être reportée à une date ultérieure.

« J’aimerais mieux que ce soit un mardi », a-t-il répondu, coupant la parole à son avocat.

« Ce n’est pas vous qui décidez », a répondu du tac au tac la juge.

« À cause? », a questionné l’accusé.

« Vous discuterez avec votre avocat et vous suivrez les consignes qu’il va vous dire. Il y a un certain décorum en justice que vous devez respecter », a conclu la juge Boillat.

« Salut, les boys! », a lancé l’homme à des amis en sortant de la salle d’audience.