Mes Mathieu Charest-Beaudry, Jessica Lelièvre et Guy Paquette, ainsi que la stagiaire Annie Montplaisir. Photos : LinkedIn et sites web de TJL et de Paquette Gadler
Mes Mathieu Charest-Beaudry, Jessica Lelièvre et Guy Paquette, ainsi que la stagiaire Annie Montplaisir. Photos : LinkedIn et sites web de TJL et de Paquette Gadler
Le 18 janvier dernier, le juge Sylvain Lussier de la Cour supérieure a autorisé une action collective contre Rogers et sa marque Fido.

Me Mathieu Charest-Beaudry, le « David contre Goliath » du droit, comme l’indique sa fiche biographique, est chargé du dossier.

Le Barreau 2010, employé du cabinet Trudel Johnston, est assisté de l’avocate Jessica Lelièvre (TJL). Ils travaillent en collaboration avec Guy Paquette, le cofondateur du cabinet Paquette Gadler. Sans oublier la stagiaire en droit, Annie Montplaisir, également attitrée au dossier.

Dans ce litige, Rogers est représenté par Mes Sylvie Rodrigue et Matthew Angelus de la société d’avocats Torys.

Des frais de retard « abusifs »?

La hausse des frais de retard de l’entreprise est ici au cœur du litige.

Depuis le 1er mars 2019, Rogers impose à ses clients un taux d’intérêt annuel de près de 43 % sur les factures payées en retard. Des tarifs jugés « abusifs au sens du Code civil et de la loi sur la protection du consommateur », selon Me Charest-Beaudry.

Mes Sylvie Rodrigue et Matthew Angelus. Photos : Site web de la société d’avocats Torys
Mes Sylvie Rodrigue et Matthew Angelus. Photos : Site web de la société d’avocats Torys
En comparaison, les taux de l’industrie, comme ceux chargés par les autres géants de télécommunications, s'élèvent à 26 %.

S’il parle d’une « belle victoire », le Barreau 2010 comprend que la route sera longue. « Cela reste un jugement d’autorisation. Ce n’est qu’une étape avant la poursuite du recours », illustre-t-il.

Me Charest-Beaudry est tout de même confiant quant à la suite.

« Nous pensons que nous avons de bonnes chances de gagner, en ce sens où les joueurs du marché des télécommunications chargent entre 19 et 26%. Rogers a choisi de monter à 42%, et ces frais nous semblent abusifs. »