Le juge Érick Vanchestein. Photo : Archives
Le juge Érick Vanchestein. Photo : Archives
Vous l’avez demandé, le voici.

Droit-inc dresse un portrait des bons et moins coups des avocats criminalistes… histoire de leur accorder l’éclairage qu’ils méritent.

Sauvée par pitou

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a déclaré Marc Bouchard coupable de voies de fait et de séquestration.

Les faits reprochés remontent à septembre 2019. L’homme de 39 ans a battu son ex-copine au terme d’une fête organisée chez lui.

« (Bouchard) l’agrippait et la rouait de coups. À une occasion, l’accusé lui a serré la gorge avec un manche à balai. Il l’a également retenue au sol avec ses genoux appuyés sur elle. Il l’empêchait de crier parce qu’elle criait de toutes ses forces », a expliqué le magistrat lors de son jugement, selon le Journal de Montréal.

La dame a été sauvée par son chien, qui s’est interposé entre elle et son agresseur.

« Au cours de l’altercation, le chien de la plaignante attaque l’accusé en le mordant. Elle profite de ce moment pour se dégager de l’emprise de l’accusé, prendre son cellulaire et se réfugier dans la salle de bain », a relaté le magistrat d’après le Journal.

Dans le cadre du procès, la défense, représentée par Me Stéphan Beaudin, a mis en doute la version de la victime, qui a notamment attendu près d’un an avant de produire une déclaration.

Le magistrat s’est tout de même rangé derrière le témoignage de la victime.

« De plus, on comprend que la plaignante a voulu mettre de côté cette affaire en tentant de reprendre sa vie normale, parce qu’elle avait peur, elle voulait même quitter Montréal », a-t-il expliqué, toujours selon le Journal.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Christine Savard. Photo : Radio-Canada
La procureure de la Couronne, Me Marie-Christine Savard. Photo : Radio-Canada
Une procureure… déterminée

La procureure de la Couronne, Me Marie-Christine Savard, n’est pas dupe.

Selon la Barreau 2013, Stéphane Côté-Sévigny, accusé d’une agression contre un individu de 29 ans, semble avoir largement mis en scène son témoignage.

« Tout est planifié pour correspondre à ce qu’il veut qu’on croie de lui. Ce n’est pas un témoin qui se contredit, mais dans l’art du mensonge, il n’est pas excellent », a-t-elle affirmé d’après Le Quotidien.

M. Côté-Sévigny, 48 ans, aurait tabassé la victime à coup de barre de fer, le 11 octobre dernier.

Me Savard mise en l’occurrence sur le récit de Steven Gosselin-Côté, le fils de l’accusé, pour obtenir une condamnation.

« Est-il parfait? Non. Crédible? Oui. Dans son témoignage, il avoue des choses qui le désavantagent, qui l’incriminent. Est-ce possible qu’il essaie de diminuer sa participation? Ça ne changera pas grand-chose au final quant à la culpabilité de son père », affirme-t-elle selon Le Quotidien.

Le juge Michel Boudreault rendra son verdict le 8 avril prochain.

Un juge envoie un pédophile à… l’Institut Philippe-Pinel

Le juge Pierre Labelle a contraint Sylvain Villemaire à subir une évaluation à l’Institut Philippe-Pinel pour qu’il soit potentiellement déclaré comme délinquant dangereux.

« Il a une incapacité à contrôler ses pulsions, il est nécessaire d’avoir une évaluation », a mentionné le magistrat au palais de justice de Montréal, selon le Journal.

De 2015 à 2018, le psychoéducateur de 59 ans a exploité sexuellement une jeune fille. Il a acheté cette dernière en Afrique alors qu’elle était âgée de 8 ans.

Déclaré coupable de traite de personne, M. Villemaire pourrait être reconnu comme un délinquant dangereux ou à contrôler. Il risque, le cas échéant, d’être condamné à une peine « à durée indéterminée », signale le Journal.

La procureure Me Amélie Rivard assure de son côté que l’évaluation sera menée à terme, même si M. Villemaire refuse de collaborer.

« Les experts feront leur rapport en se basant sur son dossier carcéral, ainsi que sur la preuve déposée au procès », a-t-elle expliqué selon le Journal.