Me Shari Munk-Manel. Photo : Site web de McMillan
Me Shari Munk-Manel. Photo : Site web de McMillan
Après l’annonce du départ de plusieurs associés seniors en droit des affaires du bureau montréalais de McMillan, voilà que le cabinet a de bonnes nouvelles à partager.

Dans un communiqué diffusé le mois dernier, le cabinet a confirmé la nomination de Me Shari Munk-Manel à titre d’associée directrice.

Spécialisée en droit de l’emploi et en relations de travail, Me Munk-Manel est la nouvelle boss du bureau de Montréal.

« Shari incarne à merveille les valeurs de notre cabinet », a indiqué Teresa Dufort, chef de la direction et associée directrice de McMillan.

« Arrivée parmi nous en 2015, elle a montré qu’elle possédait des qualités de leadership et de mentorat exceptionnelles. Comme nouvelle associée directrice du bureau de Montréal, elle nous aidera à recruter et à développer des avocats à la fine pointe, qui permettront à McMillan de continuer à offrir des services novateurs et à forte valeur ajoutée à l’échelle du pays ».

Droit-inc lui a parlé.

Entretien.

Vous êtes la nouvelle associée directrice de McMillan. Que représente pour vous cette nomination ?

Je suis très heureuse d’assumer ces nouvelles responsabilités. Je pense que McMillan est un merveilleux cabinet. Je suis très contente d’occuper ce poste, car j’aime beaucoup ce bureau et les valeurs du cabinet.

Je suis très contente de faire partie de l’équipe, et d’occuper un rôle qui me permet d’assurer la croissance du bureau. Le bureau est un merveilleux endroit pour travailler et pour cheminer dans le cadre d’une carrière.

Vous mentionnez la croissance du cabinet… Votre nomination a été annoncée à la suite de l’annonce du départ de plusieurs associés seniors en droit des affaires, dont votre ancien associé-directeur, Me Charles Chevrette. Qu’est-ce que cela vous fait ressentir que d’arriver en poste après ces départs ?

C’est la réalité pour tous les cabinets et pour toutes les sociétés : il va y avoir des départs. Évidemment, ce n’est pas l’idéal, mais c’est normal.

Heureusement pour nous, nous avons eu une année exceptionnelle en 2020. Et nous avons commencé l’année 2021 de façon extrêmement forte. Nous ne sommes pas du tout inquiets. Nous avons encore beaucoup d’avocats extrêmement talentueux, nous avons beaucoup de clients et nous avons beaucoup de dossiers importants.

Nous sommes également en train de recruter très activement. Je pense que nous allons continuer d’essayer à attirer des avocats talentueux afin de soutenir notre croissance, de maintenir notre niveau de service. Nous continuons d’essayer d'agrandir nos équipes, et de poursuivre notre croissance.

Évidemment, le début de l’année n’est pas celui que nous avions anticipé, mais je pense que nous reviendrons plus fort. We’re gonna come back better and stronger, en plus de maintenir notre culture et d’offrir des opportunités pour nos avocats et les nouveaux avocats qui se joindront à nous. Je pense que les départs offrent des opportunités pour permettre à des avocats de jouer des rôles clés dans la croissance du cabinet.

Comment avez-vous personnellement réagi à ces départs ?

Évidemment, nous avons des relations personnelles avec les gens qui partent. C’est toujours triste les départs, mais je pense que, pour le bureau, nous allons continuer de regarder en avant, d’embaucher, de recruter et de retenir les avocats que nous avons, qui sont extrêmement intelligents et talentueux. Nous allons continuer de servir nos clients.

Vous parlez de service à la clientèle, de rétention du personnel… vous mentionnez aussi que vous recrutez activement. Comment comptez-vous vous y prendre ? Allez-vous recruter des avocats latéralement ?

Nous sommes actuellement en train de recruter très activement des avocats à tous les niveaux. Nous avons beaucoup à offrir aux avocats qui vont se joindre à nous.

Pour moi – et c’est une chose que j’aime beaucoup du bureau –, le bureau de Montréal de McMillan allie le meilleur des deux mondes. Nous avons un grand cabinet national, avec la qualité de mandat, les ressources et la clientèle que cela comprend, et nous sommes, en même temps, une équipe bien soudée à l'échelle humaine. Nous avons une équipe dynamique, et nous partageons un véritable esprit de famille. Avec ça, je trouve que nous avons les outils qui nous permettront de retenir nos avocats et de continuer à recruter.

Nous sommes enchantés d'embaucher à tous les niveaux, et nous aurons dans les prochaines semaines des annonces concernant les nouveaux avocats qui se joindront prochainement à nous.

Que voulez-vous dire par « embaucher à tous les niveaux » ? Est-ce une façon de dire que vous désirez embaucher dans tous vos départements, comme votre groupe en droit des affaires, par exemple ?

Nous sommes actuellement en train d’embaucher dans nos différents secteurs, car notre plan, pour le futur, est vraiment la croissance. Nous voulons agrandir. À cet égard, nous avons beaucoup de travail, notre bureau est très, très occupé.

Nous regardons pour les avocats plus jeunes, et pour recruter des avocats plus seniors au sein de notre équipe.

Plus largement, parlez-nous de votre plan de match pour le cabinet ?

Notre bureau, présentement, est un bureau très jeune. Nous sommes très progressistes. Et je pense que nous avons de belles possibilités de croissance.

Nous sommes vraiment capables de répondre aux besoins émergents et d'identifier les tendances du marché. Nous sommes, par exemple, chez McMillan, l’un des premiers cabinets à avoir offert des services dans le secteur du cannabis, et nous sommes aujourd’hui l’un des cabinets de premier plan dans ce secteur.

Même chose avec l’apparition de la COVID-19 : nous avions déjà amorcé le virage vers le télétravail. Nous avions déjà les outils et les politiques pour favoriser l’utilisation des nouvelles technologies et le travail à distance.

Nous avons aussi récemment lancé une offre de ESG (Environnement, Société, Gouvernance) en durabilité, pour aider les sociétés à relever les défis liés aux impacts sociaux, environnementaux et de gouvernance, car nous savons qu’il s’agira d’un enjeu important pour les prochaines années.

Pour nous, je pense que nous allons continuer de poursuivre notre croissance, d’anticiper les tendances et d’être à l’avant-plan des nouvelles industries et des besoins pour servir nos clients et les accompagner, quels que soient les enjeux juridiques qu’ils rencontreront.

Avez-vous quelques idées concrètes d’initiatives qui vous permettront de maintenir votre croissance, comme vous le dites ?

Comme je l’ai mentionné, c’est vraiment, pour le moment, le recrutement et la rétention de nos avocats. Nous voulons continuer avec le recrutement, la rétention et la formation de nos jeunes. C’est notre plan de match présentement.

Vous êtes-vous fixé un ou des objectifs pour l’année en cours, comme de développer un département de votre cabinet ?

Présentement, notre équipe de droit des affaires est extrêmement occupée, ainsi que notre groupe immobilier. C’est aussi le cas pour notre département en litiges, qui gèrent beaucoup de recours collectifs. Nos départements sont très, très occupés.

Notre plan, pour la prochaine année, évidemment, est de nous assurer que nous avons en main tous les avocats et outils nécessaires pour effectuer le travail que nous avons, car nous sommes quand même très occupés. Nous voulons embaucher un fiscaliste, un avocat en restructuration… c’est vraiment de continuer à agrandir les équipes que nous avons déjà.

Où voyez-vous le cabinet dans cinq ans ?

Je pense que nous allons continuer à grandir. Je pense que nous aurons plus d’avocats qu’actuellement. Nous serons plus nombreux, et nous continuerons de servir nos clients, d’être à l’avant-plan des besoins et tendances et d’offrir des services dans toutes les industries.

La croissance sera certainement l’un de nos traits distinctifs pour les cinq prochaines années.

Imaginons une situation : un jeune avocat en droit des affaires hésite à se joindre au bureau montréalais de McMillan. Que diriez-vous pour tenter de le convaincre ?

Je pense que nous offrons plusieurs atouts pour les jeunes. Premièrement, nous ne croyons pas à la hiérarchie. Les jeunes ont donc un assez direct à tous les avocats du cabinet.

Les jeunes, également, reçoivent beaucoup de liberté et d’autonomie pour faire leur mandat. Ils ont accès à des formations nationales constamment. Nous avons une directrice nationale des formations et du développement. Nous avons des formations mensuelles, des formations externes, des programmes de coaching…

Nous sommes aussi reconnus comme l’un des meilleurs employeurs pour les jeunes canadiens depuis cinq ans. Nous sommes aussi un bureau très jeune et progressiste – ce qui est démontré par le fait que j’ai été nommée associée directrice du bureau –, et il y a des opportunités pour les jeunes de se démarquer au bureau.

Que répondez-vous aux personnes qui disent que votre département de droit des affaires et le bureau montréalais ont perdu des plumes en raison des départs que nous évoquions plus tôt ?

Le département de droits des affaires de notre bureau de Montréal est probablement le plus occupé, avec le plus de transactions par rapport au moment où je suis arrivé au bureau, il y a six ans.

Malgré les départs, nous sommes très occupés. Nous continuons d’avoir de bons clients, de gros mandats, de gros dossiers. Et cela va continuer. Nous avons beaucoup d’opportunités à offrir pour les jeunes, dont la possibilité de prendre une place importante dans notre équipe et de travailler sur des dossiers extrêmement importants.

Je pense que cela ne change rien pour les jeunes, à qui nous pouvons offrir les outils pour cheminer et des avocats pour les encadrer et les aider à acquérir de l’expérience avec les bons dossiers.