Brigitte Poirier. Photo : LinkedIn
Brigitte Poirier. Photo : LinkedIn
Si les interventions policières étaient filmées, les images éviteraient de longues procédures judiciaires.

C’est le résultat d’une étude menée par Brigitte Poirier, chercheuse en criminologie à l’Université de Montréal, citée par Le Journal de Montréal.

Le processus judiciaire est diminué en moyenne de 60 jours quand les parties disposent du vidéo d’une intervention policière, conclut l’étude. Cela correspond à réduire de 20% le temps de traitement moyen d’un dossier. Le gain est obtenu principalement sur le temps pris par les requêtes sur les droits des accusés. Mais les vidéos ont peu d’effets sur les plaidoyers de culpabilité.

L’étude a analysé 200 dossiers judiciaires déposés après des interventions policières filmées dans le cadre d’un projet-pilote mené auprès des patrouilleurs du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Une vingtaine d’avocats de la poursuite et de la défense ont aussi été questionnés.

La technologie a cependant ses limites, car le moment du déclenchement de la caméra peut avoir son importance. Et les images pourraient ne montrer qu’une partie des faits, met en garde l’étude.