Source: Shutterstock
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Le moteur de recherche est devenu un outil utilisé au quotidien dans de nombreux secteurs, y compris dans le monde juridique, en particulier dans les cabinets de petite taille. Google est la première ressource d’information juridique pour les avocats de petits cabinets au Royaume-Uni, selon des données de LexisNexis.

Pourtant, près de la moitié (46 %) de ces mêmes avocats issus de petits cabinets disent qu’il est risqué d’utiliser l’Internet ouvert pour effectuer leurs recherches juridiques. Ils sont seulement 5 % à avoir confiance dans l’exactitude des informations qui s’y trouvent, comme celles que Google peut proposer dans ses résultats de recherche, rapporte Artificial Lawyer.

Cette contradiction symbolise la difficulté des petits cabinets à moderniser leurs pratiques et à innover.

Dans ces cabinets, le sujet de la modernisation des pratiques n’est pas au centre des conversations. Un peu plus de la moitié des avocats comptent en parler un jour aux associés de leurs cabinets… mais ils ne l’ont pas encore fait. Quant à l’autre moitié des avocats, ils ne prévoient pas d’en parler.

Or, les propriétaires de petits cabinets investissent relativement peu dans les outils technologiques. Seuls 28 % de ces propriétaires prévoient augmenter leurs investissements en technologie. Et dans ces cabinets, il s’agit souvent de renouveler le matériel et les technologies qu’ils utilisent déjà, plutôt que d’apporter des ressources plus performantes.

De plus, les entreprises de technologie juridique s’orientent surtout vers de plus grands cabinets, auprès desquels ils peuvent plus facilement commercialiser leurs produits… et engranger de bons revenus par client.

Cela fait que, même avec la meilleure volonté, le défi technologique risque bien de perdurer pour ces cabinets. Une solution pourrait être la consolidation du marché, permettant aux petits cabinets d’atteindre une taille suffisante pour se doter des outils de pointe, suggère Artifical Lawyer.