Le palais de justice de Montréal. Source : Radio-Canada
Le palais de justice de Montréal. Source : Radio-Canada
Le juge, qui avait décidé de retirer les menottes aux poignets de l’accusé, n’avait pas été « informé du degré de dangerosité que représentait l’accusé qui s’en est pris aux deux agents », assure la Cour supérieure par communiqué. Une ordonnance de la cour empêche d’indiquer l’identité de l’individu.

L’accusé aurait frappé les deux agents correctionnels, puis il avait arraché les plexiglas installés de chaque côté de son siège. La scène aurait été sanglante, selon La Presse.

L’individu a alors tenté de s’échapper, avant d’être retenu par des constables. Une ambulance a transporté les agents à l’hôpital.

« Avant de prendre la décision de faire retirer les menottes à l’accusé, à la demande de la défense, le juge avait notamment demandé à la Couronne et aux agents correctionnels présents s’ils avaient des réserves à les enlever. Ils n’ont formulé aucune objection à cet égard », rétorque le communiqué de la Cour supérieure.

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec avait demandé que les accusés restent menottés, comme le syndicat le réclame depuis des années.

Les choses pourraient évoluer. « Des discussions sont présentement en cours avec le ministère de la Justice et la Sécurité publique quant à l’élaboration d’un protocole qui permettra d’évaluer le degré de dangerosité des accusés » conclut la Cour supérieure.