Fannie Lafontaine est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux. Source : Radio-Canada
Fannie Lafontaine est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux. Source : Radio-Canada
Les droits de la personne, ainsi que la défense des Autochtones au Canada et celle de groupes de personnes persécutées un peu partout sur la planète préoccupent Fannie Lafontaine au plus haut point. Michel Lacombe rencontre l'avocate, qui entretient une étroite relation professionnelle avec la juge Louise Arbour.

Fannie Lafontaine est née à Québec de parents professionnels qui avaient « des réactions très fortes aux injustices ». Ils lui ont permis de voyager jeune, soit dès ses 14 ans.

Après ses études au cégep, elle a voyagé pendant un an, surtout en Amérique latine. À son retour au Québec, elle a commencé son droit et y a découvert le droit international pour réglementer les conflits armés. Durant un stage d’un an à la Cour suprême, Fannie Lafontaine a travaillé aux côtés de Louise Arbour. Cette rencontre a été déterminante pour la suite de sa carrière.

Fannie Lafontaine a ensuite mis le cap sur Cambridge, en Angleterre, où elle a fait sa maîtrise en droit pénal international. Elle a commencé à exercer dans ce domaine du droit pour l’organisation non gouvernementale Centre de justice globale (Justiça Global) à Rio de Janeiro, au Brésil.

C’est de là qu’elle a reçu l’appel de Louise Arbour, en 2004. La haute-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies lui a proposé de se joindre à la Commission internationale d’enquête sur le Darfour, situé à l’est du Soudan.

« C’est vraiment le début d’une expérience qui a changé ma vie », déclare Fannie Lafontaine. Après la fin de cette commission, Louise Arbour lui a offert un emploi au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.

En 2007, Fannie Lafontaine est revenue au pays et a obtenu un poste de professeure à l’Université Laval, à Québec.

Au cours de ce long entretien, elle apporte son jugement sur l’action du Canada pour la paix et la justice dans le monde et discute de racisme systémique.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

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