Cela se passe actuellement à Paris, dans le cadre de l’archi-médiatique procès Clearstream, opposant Nicolas Sarkozy, à l’ancien premier ministre, Dominique de Villepin. Droit-inc. a compilé pour vous quelques pépites.

Déjà, les avocats s’en donnent à cœur joie. Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, en particulier, ne rate pas une occasion de railler les plaidoiries de son confrère Thierry Herzog, avocat de Sarkozy.

- « Est-ce qu'on va laisser poser trois fois la même question, pourquoi pas quarante fois? Est-il décent dans une enceinte judiciaire de prendre les gens pour des cons?»,

- « Même Philippe Delmas (partie civile, ancien vice-président d'Airbus) qui est pourtant partie prenante de ce procès s'est endormi pendant la plaidoirie »,

- « Je l'ai écouté (Herzog, ndlr), pendant près de trois heures, je n'ai rien compris ».

Thierry Herzog, lui, préfère s’en prendre au client de son confrère directement.

- «Je me réjouis qu'un orateur de cette qualité ait rejoint le barreau», a-t-il ironisé à la suite d’une envolée lyrique de Villepin, admis au barreau de Paris sur dossier, donc sans passer les examens, en 2008.

Quant à Nicolas Sarkozy, il provoqua un tollé avec cette phrase en cours de procès :

- « Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel. »

Coupables à la place d’accusés, de quoi battre en brèche le principe de la présomption d’innocence. Peut mieux faire pour un Président de la République qui se porte partie civile à un procès.

Et la petite dernière phrase du jour, Villepin à l’endroit du Président …

- «Sarkozy avait promis de me pendre à des crocs de boucher, je vois que la promesse a été tenue».

Pour suivre, le procès « en live » et retrouver toutes ces petites phrases, cliquez ici.

Photo: de gauche à droite, Olivier Metzner, Thierry Herzog.