La Cour européenne des droits de l’Homme vient de donner raison à Soile Lautsi, une ressortissante italienne qui avait demandé à l’établissement scolaire public fréquenté par ses deux enfants de retirer les christ en croix ornant les murs de chaque salle de classe.

Face au refus de l’établissement, l’intéressée avait saisi les juridictions italiennes, invoquant les principes de laïcité et de liberté de culte.

Elle fût déboutée à plusieurs reprises, les juridictions italiennes suivant la position du gouvernement consistant à dire que le crucifix était non pas un symbole religieux mais un symbole de l’état italien.

Certaine de son bon droit Soile Lautsi se tourna vers la Cour européenne des droits de l’homme.

Dans un arrêt du 3 novembre, la juridiction vient de lui donner raison, estimant que « l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique (…) restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire ».

Soile Lautsi se voit en outre attribuer 5 000 euros (7 800 dollars) de dommages-intérêts.