Chose certaine, on sait maintenant que le premier ministre du Québec est consulté avant de choisir tel ou tel candidat à la magistrature.

En soirée, Jean Charest a donc dû, une fois de plus, s'expliquer pour justifier la façon de faire du gouvernement, et tenter de corriger le tir, à la suite de déclarations de sa ministre de la Justice, Kathleen Weil, quelques heures plus tôt au réseau TVA.

En marge du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ), qui se tient tout le week-end à St-Hyacinthe, M. Charest a dit en point de presse qu'il était tout à fait normal que le premier ministre soit consulté au moment de la sélection des candidats.

La ministre de la Justice avait soutenu, quelques heures plus tôt, qu'elle discutait avec le premier ministre des candidatures à la magistrature.

Or, toute la semaine, le gouvernement avait tenté de faire croire que seul la ministre de la Justice avait en mains la liste des candidats, au moment de faire sa recommandation au conseil des ministres.

La controverse fait suite aux allégations de l'ex-ministre de la Justice Marc Bellemare, qui laissait entendre que des collecteurs de fonds du PLQ avaient tenté d'influencer le choix des juges quand il était en fonction.

Le premier ministre Charest a déclenché une commission d'enquête, à la suite de ces allégations.