Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie
Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie

Me Cynthia Lacombe plaide devant les tribunaux de première instance et les cours d’appel pour le cabinet BMD Avocats. Elle a fait son stage au sein de l’étude Waxman Dorval Perron Del Negro en 2010, avant de rejoindre le cabinet Schneider & Gaggino (aujourd’hui Schneider & Associés) en 2011, où elle exerce pendant 9 ans.

Un parcours classique pour cette Barreau 2011? Pas tant que ça, puisque jusqu’en 2015, elle mène en parallèle une carrière de chanteuse et bassiste dans des groupes de rock.

Entre rock et droit

Tout commence en 2002. Cynthia est au Cégep. Elle découvre le droit et forme son premier groupe de punk rock, Navajo Code Talkers avec lequel elle sort un album.

« Je ne suis même pas certaine que c’était dans mes projets de devenir avocate à ce moment-là », raconte-t-elle.

Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie
Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie
En 2005, elle poursuit sa carrière musicale avec le projet de rock/blues Tara Lee Combs et sort un nouvel album. Elle part en tournée avec ses deux comparses de l’époque à bord d’un van à travers tout le Canada et même aux États-Unis, où elle se produit entre autres à Détroit, Boston ou New York.


À l’époque, Cynthia travaille aussi dans l’industrie du disque en relations publiques et comme bookeuse de spectacles. En parallèle, elle complète son droit et un certificat en communication.

En 2008, elle part pour une dernière fois en tournée avant de commencer son barreau.
Elle continue encore quelques années sa carrière musicale avec le groupe de rock mod Kid Sentiment, sort deux albums de plus et siège au conseil d’administration du Musée du Rock’n’roll québécois avant de raccrocher définitivement en 2015-2016 pour se consacrer à sa carrière d’avocate. « Sans aucun regret », précise-t-elle.

Mais sa passion pour la musique reste.

« Ma collection de CDs et de disques est assez intense, et je reste très intéressée par la scène musicale québécoise. Quand j’écris des mémoires, j’écoute toujours de la musique. Parfois je chante même à voix haute dans mon bureau. Quand je travaille, quand je prends une marche, quand je suis dans ma voiture, je mets toujours de la musique », confie celle qui partage maintenant sa passion avec son fils de 2 ans et demi.

Des similitudes entre la scène et la cour

Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie
Me Cynthia Lacombe. Source: Photos de courtoisie
« La scène, il n’y a rien qui remplace ça », assure Cynthia, un sourire nostalgique dans la voix. Elle se souvient des moments privilégiés partagés avec son public dans les salles de spectacle, de la spontanéité des prestations, de la générosité des gens rencontrés sur la route, qui hébergeaient son band ou les invitaient à manger.

« Cette expérience m’a aidée au niveau de ma pratique, notamment pour le service client, explique Me Lacombe. Rencontrer des gens très différents, qui viennent de différents milieux, apprend à adapter son discours, sa façon d’interagir ».

Elle note également des similitudes entre la scène et la cour, notamment le trac avant de monter sur scène qui peut se comparer au trac avant de plaider. Le besoin de convaincre aussi.

« Quand tu plaides, c’est comme si tu étais sur une scène. J’écris mes plaidoiries, mais c’est impossible de garder le script. Chaque plaidoirie vient avec de l’inattendu. Tu dois garder le contrôle, comme sur scène lors d’un spectacle, même si là c’est du divertissement ».

Retournera-t-elle un jour à la musique? « Je n’ai aucun regret d’avoir choisi le droit, je pense vraiment que je suis à ma place, affirme Cynthia. Ce qui ne veut pas dire que je ne reprendrais pas un jour la basse ».