Me Mike Diomande. Source: LinkedIn
Me Mike Diomande. Source: LinkedIn
Le juge Lukasz Granosik de la Cour supérieure du Québec autorise l’action collective demandée par Boby Carius contre Les Entreprises Vivre en forme, qui gère les gyms Éconofitness.

Le demandeur, un inspecteur de la STM, argue que la défenderesse a violé des articles de la Loi sur la protection du consommateur (LPC) en modifiant le « caractère illimité » de son abonnement platine lorsque les mesures sanitaires ont été mises en place au début de la pandémie de Covid-19.

Le demandeur est représenté par Me Mike Diomande.

Quant à la défenderesse, elle est conseillée par Me Patrice Hockenhull, du cabinet Prévost Fortin D’Aoust.

Éconofitness a continué de vendre des abonnements platine alors qu’elle ne pouvait pas offrir un accès illimité, ni un partage illimité de la carte de membre, ni d’autres avantages de cet abonnement.

Me Patrice Hockenhull. Source: Site web du cabinet Prévost Fortin D’Aoust
Me Patrice Hockenhull. Source: Site web du cabinet Prévost Fortin D’Aoust
Boby Carius a opté pour un abonnement platine en février 2020, après avoir été abonné depuis plusieurs années. Un mois plus tard, la pandémie de Covid-19 l’empêchait de profiter pleinement de son abonnement, qui comprenait notamment un accès illimité aux douches et à d’autres équipements, ainsi que la possibilité de partager sa carte de membre avec ses proches. Éconofitness avait alors averti ses abonnés qu’ils devaient réserver leur accès à leurs installations.

L’entreprise a reporté l’abonnement de M.Carius pour récupérer les mois perdus en raison de la fermeture de ses salles d’entraînement. Mais le demandeur est cependant allé de l’avant avec sa demande d’action collective.

Le juge Lukasz Granosik accepte donc de le désigner comme représentant de l’action collective au nom du groupe.

La Cour supérieure définit le groupe comme étant composé de « toutes les personnes qui ont payé et/ou continuent de payer un abonnement platine auprès du centre de remise en forme Éconofiness du Québec, et qui depuis le 13 mars 2020 n'ont plus un accès illimité, ne peuvent plus partager de manière illimitée leur carte de membre, et qui se voient imposer une modification unilatérale des termes de leur abonnement platine par la défenderesse sans contrepartie. »

La demande réclame une réduction de leur abonnement platine ou un remboursement intégral, ainsi que des « dommages exemplaires ». Un dédommagement de 300 $ à titre de dommages punitifs est demandé pour chaque membre du groupe.