Me Cara Cameron. Source: LinkedIn
Me Cara Cameron. Source: LinkedIn
Me Cara Cameron est heureuse d’annoncer qu’elle se joint au cabinet Woods, à Montréal, en tant qu’associée.

« C’était le parfait moment pour un changement. C’est une combinaison gagnante pour tout le monde. Moi, je profite de cette belle opportunité et Woods profite de mon expérience », a confié l’avocate, jointe au téléphone par Droit-inc, alors qu’elle était à peine de retour d’un voyage de Toronto.

Celle qui était associée chez Davies Ward Phillips & Vineberg, à Montréal, est très reconnaissante.

« J’ai eu la chance de travailler sur de bonnes histoires chez Davies. Là, ce sera différent avec de jeunes avocats remplis de potentiels et des avocats plus expérimentés, un bon mélange. »

Me Cameron apportera une compétence en matière de fraude commerciale, de procédures de localisation et de recouvrement d'actifs, ainsi que d'enquêtes et de défense en matière de criminalité en col blanc.

L’avocate, chef de file du litige au Canada, a plaidé des causes devant tous les niveaux de tribunaux, y compris la Cour suprême du Canada.

Son conseil : « Il faut être alerte pour démasquer un fraudeur », dit celle qui avait accordé une longue entrevue à l’éditeur de Droit-inc, en 2011.

« Il faut bien se servir des outils mis à notre disposition, techniques, technologiques et juridiques. Pour obtenir un recouvrement de fonds, il faut suivre les traces des actifs, voir comment l’argent bouge, car tous laissent des traces. »

Elle mentionne que pour l’empreinte technologique de transactions délictueuses, de l’intuition est nécessaire et de la…chance.

« Il est important de savoir où regarder, quand regarder et qu’est qu’on peut faire. Ça vient avec l’expérience », lance cette dernière reconnue pour présenter de solides procédures de médiation et d'arbitrage.

Les différentes fraudes

Me Cara Cameron mentionne que les fraudeurs sont différents et utilisent des techniques différentes, même si certains types de fraudes sont plus répétés, comme des investissements illicites ou des détournements de fonds. Il y a également des employés, des cadres ou des administrateurs qui de façon prohibée vont faire des représentations clandestines dans le cadre d'une transaction.

D’autres, sont celles où des employés quittent leur emploi avec l'information confidentielle appartenant à leurs employeurs à des fins personnels ou pour revendre à des tiers, qui bien souvent proviennent du monde interlope. Ou encore des employés qui transfèrent des technologies à de nouvelles sociétés sans volontairement en informer les investisseurs.

Tous les tribunaux

Me Cameron se démarque dans la résolution extrajudiciaire des différends, en plus de fournir des conseils sur les stratégies d'atténuation des risques.

Elle a remporté des victoires devant les tribunaux de première instance et d’appel, au nom d’entreprises canadiennes et internationales opérant dans un large éventail de secteurs tels que les services financiers, la technologie, la fabrication, la construction, bref, l’ensemble des domaines, incluant les services publics, les arts, le divertissement et les loisirs.

Au Québec, elle a été de la bataille, l’une des plus importantes que la province ait connu celle de CINAR. Elle représentait la compagnie dans le but de récupérer 100 millions relativement à certaines opérations apparemment non autorisées effectuées par le passé par les administrateurs et dirigeants de la société.

Assurant avoir plusieurs bonnes années professionnelles devant elle, la femme de 49 ans est régulièrement invitée à titre de conférencière ou à se prononcer sur des litiges plus complexes.

Elle est dotée d’une feuille de route impressionnante : Nommée parmi les 50 meilleures femmes en litige au Canada, en 2020, et parmi les 100 meilleures l’année suivante. Son nom figure sur la liste des répertoires juridiques les plus réputés, notamment Chambers Canada, The Canadian Legal Lexpert Directory, The Best Lawyers in Canada et Benchmark Litigation.

Mark Sthrager

Diplômée de l'Université McGill, Me Cameron profite de l’occasion pour remercier ses mentors, dont le juge Mark Schrager.

« Les mentors ont un rôle important. Certains avocats de renom ont été des mentors pour moi, comme le juge Mark Schrager. J’en profite pour m’adresser aux jeunes avocats en leur disant que la vie de famille et professionnelle de haut niveau est possible. C’est du travail, mais réalisable », conclut cette mère de deux pré-adolescentes de 10 et 12 ans.