Ian P. Sam Yue Chi. Source: LinkedIn
Ian P. Sam Yue Chi. Source: LinkedIn
Il est entré en fonction le 17 octobre et admet avoir une « expertise assez fine de la réalité des concessionnaires et de l’industrie ». Il était déjà prévu depuis 2018 par le conseil d’administration que Ian P. Sam Yue Chi deviendrait PDG de la CCAQ après les quatre ans de mandat de M. Robert Poëti.

Ce Barreau 2006 est familier avec la CCAQ depuis une bonne quinzaine d’années déjà, soit quasiment depuis qu’il est avocat.

« J’ai commencé en cabinet national, j’ai eu une très courte période où j’ai eu une pratique à mon compte personnel en droit pénal du transport, et ensuite je suis allé à la Corporation des concessionnaires », se souvient-t-il.

Ian P. Sam Yue Chi a ainsi toujours été très proche des dossiers stratégiques de l’industrie. Depuis 15 ans, l’avocat a occupé plusieurs rôles, notamment au niveau du service juridique, avant de s’impliquer à la direction générale en tant que vice-président directeur général aux côtés de M. Poëti.

Tous deux ont ainsi collaboré à plusieurs grands projets parmi lesquels on peut citer Otogo, dont Ian P. Sam Yue Chi rappelle qu’il s’agit d’un site Internet de véhicules d’occasion. Une plateforme lancée en septembre 2021 avec Québecor Expertise Média.

Autre projet marquant, le programme d’assurance garage de la CCAQ. La CCAQ souligne d’ailleurs l’engagement de M. Poëti et de Ian P. Sam Yue Chi, qui ont contribué, selon la Corporation, à « l’amélioration significative » de ses stratégies de communication et de son service-conseil en ressources humaines.

De grands défis

Pourtant, tout est encore à réinventer pour le nouveau PDG. Ian P. Sam Yue Chi le sait bien, l’industrie automobile « est en pleine transformation ». « Le produit qu’on propose évolue à une vitesse effrénée », assure l’avocat, qui décrit son industrie comme étant basée d’une part sur la technologie et d’autre part sur la performance.

Le PDG remarque aussi et surtout que le consommateur lui-même évolue dans ses besoins.

« Il est habitué aux expériences d’achat en ligne pour l’ensemble des produits de consommation et il veut avoir une expérience semblable pour l’acquisition d’un véhicule », pointe-t-il.

Mais l’un des premiers défis de l’industrie automobile à court et moyen terme demeure selon lui l’approvisionnement. « Ce n’est pas différent d’autres industries, surtout dans le commerce de détail », déplore-t-il.

« L’autre défi, c’est d’avoir une main d’œuvre qualifiée et en quantité suffisante et c’est pourquoi l’on prévoit une initiative de rétention et d’acquisition de talents à grand déploiement », ajoute le PDG.

Des défis qui s’inscrivent dans les grandes lignes de la nouvelle planification stratégique de la CCAQ pour 2023-2025. Dans un post sur LinkedIn, la CCAQ précise à ce sujet que les concessionnaires doivent aujourd’hui « s’adapter, faire preuve d’audace et d’initiative », et que sa stratégie visera ainsi à les accompagner dans cette transformation.

Rappelons que la CCAQ regroupe plus de 880 concessionnaires québécois titulaires d’une franchise d’un constructeur pour la vente de véhicules neufs, et représente ainsi plus de 90 % des concessionnaires du Québec. Elle fait valoir leurs droits et défend leurs intérêts.

Tout voir

Comment le fait d’être avocat va-t-il aider en quelque sorte le nouveau PDG à assurer au mieux ses fonctions ? Selon lui, la curiosité est l’un de ses atouts.

« Je considère que les avocats sont tous des gens curieux, qui ont une volonté et une capacité de comprendre des choses », estime-t-il.

« Nous voyons ce qu’il y a devant et derrière, nous connaissons les structures, ajoute-t-il. Ça, et ma connaissance du milieu automobile, c’est ce qui me permet de prendre les meilleures décisions pour le futur », ajoute le PDG, qui aimerait que l’on retienne plus tard la « contribution élevée » de la CCAQ pour la transformation de l’industrie automobile au Québec.