Selon l'entrepreneur, la collusion dans ce secteur s'exerce de deux façons. «Soit les entrepreneurs s'organisent entre eux» et s'entendent sur le joueur qui obtiendra un contrat, soit l'entrepreneur obtient des informations de première main de la part des firmes d'ingénieurs qui gèrent ces mandats, ce qui lui permet de décrocher l'affaire.

«L'entrepreneur a de l'information privilégiée du bureau d'ingénieurs et il sait exactement où il va être compensé plus tard», quand il va demander, par exemple, des extras, a rapporté l'ex-dirigeant d'Infrabec.

Lino Zambito a énuméré une liste non exhaustive des principaux soumissionnaires pour les contrats du MTQ, sur laquelle figurent Construction Louisbourg, Simard-Beaudry, Sintra et le Groupe GTS.

La Commission s'est ensuite attaquée à l'étude d'une cinquantaine de contrats du ministère des Transports.

Il y a deux semaines, Lino Zambito avait déjà commencé à parler de ce qu'il connaît des pratiques qui ont cours dans ce ministère en affirmant que les firmes d'ingénieurs se trouvaient au coeur d'un système de collusion.