L'Institut universitaire en santé mentale du Québec
L'Institut universitaire en santé mentale du Québec
À Québec, les patients de l’Institut universitaire en santé mentale du Québec et du centre hospitalier l’Enfant-Jésus peuvent désormais assister aux auditions des requêtes en autorisation de soins dans les murs mêmes de l’établissement.

Grâce à un projet-pilote initié le mois dernier par l’Institut et la Cour supérieure du district de Québec qui vise à faciliter l’accès à la justice aux personnes vivant avec des problèmes de santé mentale.

Ces individus pourront éviter l’angoisse encourue lors d’un processus judiciaire qui demande de se présenter au Palais de justice.

Ce sont plutôt les juges qui se déplaceront directement dans les établissement pour y entendre les requêtes, et approuver ou non les soins à des personnes ayant des problèmes de santé mentale, qui refusent de se plier aux recommandations des psychiatres.

Le Barreau se prononce

Les patients peuvent désormais assister aux auditions des requêtes en autorisation de soins dans les murs mêmes de l’établissement.
Les patients peuvent désormais assister aux auditions des requêtes en autorisation de soins dans les murs mêmes de l’établissement.
Le Barreau de Québec salue le projet-pilote qui fait valoir le droit de ces individus en situation critique, en aménageant une réplique de salle de cours au sein même de l’Institut de santé mentale.

« Le Barreau ne peut que soutenir ce projet qui entre en lien direct avec notre mission et qui permet à un grand nombre de gens de retrouver leur dignité », explique la directrice générale, Me Lisa Bérubé.

« La salle dans laquelle se tiennent les auditions respecte en tout point les règles de justice fondamentales et de l’administration de la preuve », souligne Me Bérubé.

Le Barreau a ainsi rapidement constaté que les avocats disposent d’un environnement de travail tout à fait convenable au centre hospitalier, où ces derniers peuvent tant consulter leurs dossiers que rencontrer préalablement leurs clients.

Durant les six mois d’essai, plusieurs avocats et juges seront consultés sur le projet afin d’apporter leur collaboration à sa bonne marche. Les requêtes provenant des autres centres hospitaliers continuent d’être entendues au Palais de justice.