Les trois meilleurs outils pour réduire ses impôts
La saison des impôts arrive à grands pas… alors si on peut en payer moins, il faut en profiter!

Notre rendez-vous annuel avec Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada n’est jamais notre préféré. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire baisser notre facture et réaliser, du même coup, de bons placements.
« Plusieurs outils existent pour faire baisser ses impôts et épargner, même quand on a des revenus médians ou importants, comme c’est le cas de nombreux avocats et notaires », indique Natasha Black, planificatrice financière agréée (CFP) de la Financière des avocates et avocats, qui a accepté de nous présenter les trois meilleurs véhicules pour y parvenir.
L’incontournable REER
Ce n’est pas pour rien que le REER est le véhicule fiscal le plus populaire au Canada. Effectivement, il est idéal pour maximiser ses déductions fiscales à long terme et se préparer une retraite confortable.
Concrètement, les contributions au REER sont déductibles d’impôt, si bien que l’on réduit son revenu imposable l’année même de sa cotisation. Cette dernière peut atteindre 18 % des revenus de l’année précédente, jusqu’à un montant maximal de 32 000 dollars.
« Par exemple, un avocat déclarant 90 000 dollars de revenus par an est en mesure de cotiser 10 000 dollars, de manière à n’être imposé qu’à hauteur de 80 000 dollars », explique l’experte, qui nous conseille néanmoins de toujours vérifier nos avis de cotisation de l’année précédente pour ne pas dépasser les contributions permises.
Le REER peut également aider les personnes qui souhaitent épargner en vue d’un premier achat immobilier (ou après cinq ans sans être propriétaire) à travers le régime d’accession à la propriété (RAP), qui permet de retirer jusqu’à 60 000 dollars de ses REER sans impôt, à condition de les rembourser dans un délai de 15 ans.
En dehors du RAP, une fois les contributions faites au REER, il est généralement conseillé d’attendre la retraite pour décaisser progressivement les montants placés, car à ce moment-là, on bénéficie généralement d’un taux d’imposition moindre que lors de sa vie active.
« Toutefois, comme plusieurs juristes gagnent un bon salaire au cours de leur carrière et disposent de beaucoup d’épargne, ce qui peut se traduire par des impôts élevés à leur retraite, je bâtis pour eux des stratégies personnalisées, selon leur situation, pour décaisser leurs REER de façon à ce qu’ils ne soient pas trop imposés », spécifie Mme Black.
Le CELI, l’argent refuge
Le CELI est un outil particulier… parce qu’il n’est jamais imposable ! Alors, en y contribuant, on n’obtient pas de réduction du revenu imposable, mais on a toute la latitude voulue pour en faire ce que l’on veut. Donc, qu’il s’agisse d’un fonds d’urgence, d’un projet à moyen terme ou de la retraite, le CELI est un très bon véhicule.
Comment fonctionne-t-il ? On peut y contribuer à hauteur de 7 000 dollars par an, et jusqu’à un maximum de 109 000 dollars pour l’année 2026 ; ce maximum grimpe chaque année. « Attention, d’ailleurs, à ne pas dépasser ces plafonds, car vous pourriez payer des pénalités », prévient la planificatrice.
Le CELIAPP, le meilleur des deux mondes
Mme Black est catégorique au sujet du CELIAPP. Selon elle, cet outil est la meilleure combinaison possible entre le REER et le CELI, et il est idéal pour les jeunes professionnels. Pourquoi?
« Parce qu’il permet des déductions d’impôts comme le REER, mais aussi parce qu’on peut le retirer sans être imposé lorsqu’on achète une première propriété (ou qu’on n’a pas été propriétaire depuis cinq ans). Bref, c’est un véhicule fiscal puissant à la fois avantageux fiscalement et flexible », affirme l’experte.
Il est possible de cotiser jusqu’à 8 000 dollars par an dans un CELIAPP, pour un montant total maximal de 40 000 dollars. Et si jamais le projet de propriété ne se concrétise pas dans un délai de 15 ans, les fonds du CELIAPP sont transférés dans des REER, donc on ne perd rien.

Cotiser et placer habilement
Chaque personne est différente, et ses cotisations le sont tout autant. Aucun outil n’est a priori meilleur qu’un autre, mais il doit être adapté à notre réalité financière et à nos projets, quels qu’ils soient.
Il faut par conséquent utiliser intelligemment ces véhicules fiscaux pour qu’ils aient un impact concret, voire considérable, sur notre plan de match financier. Et pour y parvenir, évidemment, l’accompagnement d’un bon planificateur financier est précieux.
« Ce professionnel est encore plus utile qu’on ne le pense, parce qu’en plus des déductions fiscales, il permet à ses clients d’optimiser leurs cotisations dans différents types de placements, ajoute Mme Black. À la Financière, nous établissons des profils d’investisseurs selon leur tolérance aux risques, et nous les mettons à jour chaque année, afin de déterminer les placements qui seront les plus porteurs – et sereins ! – pour chaque personne. »
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