Qu'est-ce que ça prend pour réussir?
Chanel Et Maxime Alepin
2010-09-07 11:15:00
On extirpe le profil de certains étudiants ayant accédé à la plus haute marche (c’est-à-dire, dans le jargon, qui ont réussi à franchir la porte d’un grand bureau pour en devenir étudiant, puis stagiaire).
Eux parlent quatre langues, ont à leur actif 15 ans de conservatoire de piano et des notes tellement hautes qu’on ne savait pas la chose possible.
Faut-il en déduire que l’accès au grand bureau sera refusé aux simples bon élèves ?
On est en droit de se poser la question et d’ailleurs, c’est ce dont nous avons discuté avec des membres de Fasken, Davies et Ogilvy Renault.
Ayant concocté un medley de leurs réponses, il nous est apparu que ''Ti-Jo A+'' doit ajouter quatre cordes à son arc s’il veut un jour être étudiant dans un bureau du Top 10.
1er critère : les langues
Si vous vous situez dans la catégorie, « Je ne parle pas anglais, mais je le comprends » …
Malheureusement, c’est en-dessous du minimum recherché par les cabinets sondés.
Les grands cabinets se montrent même gourmands.
Aucune précision ne nous a été donnée quant au nombre et type de langues favorisées, mais le duo français-anglais courant, jumelé à une langue tierce est maintenant la combinaison intéressante.
2ème critère : la personnalité
Plusieurs croyaient que l’obstiné ou le besogneux était celui qui, d’entre nous, aurait le plus de chance d’intégrer un grand bureau.
Et bien ... ils ont tout faux.
Les cabinets veulent du « leadership », de la « rigueur intellectuelle », une « approche client optimale » et un « sens du professionnalisme inébranlable ».
Pas de quoi se décourager pour autant : la personnalité d’un individu ne peut réellement être changée du tout au tout.
Certes, mais il est quand même possible de développer certains de ces traits.
Un exemple nous vient en tête : l’Université d’Ottawa offre des soirées films et débats pour les cinéphiles voulant développer leur côté critique!
3ème critère : les activités communautaires
L’implication communautaire est un volet unanimement mentionné.
Sans aucun doute, l’étudiant idéal a d’une manière ou d’une autre, participé à l’avancée d’un organisme de bienfaisance ou a contribué à la vie étudiante de sa faculté de droit.
Ce qui semble plaire particulièrement, c’est la mise à terme de projets clés et la réalisation d’objectifs tangibles.
4ème critère : les sports
Aucune discrimination n’a été formulée quant au type d’activités sportives : golf, escrime, équitation, hockey ou buzkashi.
Ce qui compte c’est d’être actif, même si un lien évident nous semble pouvoir être fait entre un sport d’équipe et la pratique un cabinet: coopération, compréhension et concession.
A notre avis même, les sports associés au réseautage, tels que le golf, pourraient constituer un plus.
Que conclure?
Summa cum laude, golf, mandarin, leaderdhip et bénévolat nous semble être une maxime appropriée pour conclure.
Doit-elle nous décourager?
Sûrement pas.
Nous sommes même d’avis qu’il est possible de se créer un profil recherché grâce aux ressources universitaires.
Un peu comme un entrepreneur le ferait pour un plan d’affaires, pourquoi pas, dès le début de l’année scolaire, se fixer des objectifs à atteindre dans chacune des catégories citées par les recruteurs, le tout dans l’optique de maximiser ses chances d’exercer là où on en a vraiment envie.
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Anonyme
il y a 15 ans> Anyone who thinks that the big firms do not favour UdeM and McGill graduates is sadly mistaken. And my point was; it is easier to get an A at Ottawa and Sherbrook than it is at UdeM and McGill. Why? Because it is more difficult to get in, hence a higher level of students against whom one must compete in order to get that A.
>
> As for you Me, you are misleading students with your imaginary standards at your imaginary firm. Tell us, where is this firm where leeway is given to “parents à charge”? I’m sure that a lot of students would like to apply.
>
> This coming from a guy whose whole career was laid out before him by his mommy long before he was ever sworn in. For the rest of “us”, “we” know what it takes to compete at UdeM and McGill, and “we” look to recruit winners.
Parce que chacun des membres de votre comité de recrutement à complété un bacc dans chacune de ces universités et est en mesure de les comparer?
Me off the beaten track
il y a 15 ansTout commentaire évaluant de façon négative les grands bureaux sont sujets à la censure...Ce que j'ai tenté de dire, c'est qu'avec plusieurs langues et plusieurs diplômes en droit, avec de bonnes moyennes, ça ne garantie surtout par le succès. On m'a reproché avoir un profil trop exotique du fait que je parlais 4 langues et que j'avais de l'expérience à l'étranger. L'expérience à l'étranger, j'ai dû l'acquérir du fait qu'initialement, les bureaux québécois ne voulaient rien savoir de qqn qui avait fait du bébévolat juridique dans des domaines dits humanitaires et qui parlait d'autres langues que l'anglais et le français...Très surprenant venant d'une juridiction qui se dit axée vers l'international...bref, je n'en dirai pas plus puisque je risque d'être censurée encore une fois!
Me off the beaten track
il y a 15 ansC'est très surprenant de voir comment les grands cabinets, moyens et petits ont tous ceci en commun: le xénophobisme! Les langues autres que le français et l'anglais: aucune valeur. On m'a ridiculisé en entrevue du fait que je parlais 4 langues. Common law: on fait pas ça au Québec, tu risque de ne pas rester avec nous, pkoi on t'engagerait?. Maitrise? trop spécialisée. Engagements bénévolats? Trop humanitaire pour nous, tu vas t'emmerder ici. Bref, avec 4 langues et 3 diplomes en droit, j'ai jamais meme pu trouver un stage au Québec. J'ai donc fait carrière à l'étranger, où le xénophobisme semble être moins apparent (et les salaires un peu plus intéressants..)
Anonyme
il y a 15 ans> C'est très surprenant de voir comment les grands cabinets, moyens et petits ont tous ceci en commun: le xénophobisme! Les langues autres que le français et l'anglais: aucune valeur. On m'a ridiculisé en entrevue du fait que je parlais 4 langues. Common law: on fait pas ça au Québec, tu risque de ne pas rester avec nous, pkoi on t'engagerait?. Maitrise? trop spécialisée. Engagements bénévolats? Trop humanitaire pour nous, tu vas t'emmerder ici. Bref, avec 4 langues et 3 diplomes en droit, j'ai jamais meme pu trouver un stage au Québec. J'ai donc fait carrière à l'étranger, où le xénophobisme semble être moins apparent (et les salaires un peu plus intéressants..)
Bien d'accord. La plupart des grands cabinets préfèrent toujours la personne qui "fit" avec leur moule....mais qui "fit"?...posez la question, c'est y répondre. Un non-québécois, qui parle plusieurs langues et qui a plusieurs diplômes, ne trouvera probablement pas un stage dans un grand cabinet...parce qu'il ne "fit" pas. Et gare aux québécois qui sortent trop du lot.
Me off the beaten track
il y a 15 ans> Bien d'accord. La plupart des grands cabinets préfèrent toujours la personne qui "fit" avec leur moule....mais qui "fit"?...posez la question, c'est y répondre. Un non-québécois, qui parle plusieurs langues et qui a plusieurs diplômes, ne trouvera probablement pas un stage dans un grand cabinet...parce qu'il ne "fit" pas. Et gare aux québécois qui sortent trop du lot.
Voilà. On encourage la soi-disant diversité dans l'embauche, mais à l'intérieur des paramètres strictement établis. Un parcours dit trop exotique sera considéré comme étant de la culture personnelle, tout au plus. Il faut faire gaffe de ne pas trop s'éloigner du moule recherché, sans quoi, on résumera la totalité de vos connaissances à un seul événement. Dommage. Et ce n'est pas que pour les étrangers, c'est le cas également pour des québécois, ayant étudié au Qc, mais ayant un profil qui se démarque de la norme.
Il me semble qu'on devrait aborder ces sujets à l'université. Savoir ça peut faire la différence entre trouver un emploi ou être condamné à envoyer des CV sans succès...des années durant!
Me off the beaten track
il y a 15 ans> Bien d'accord. La plupart des grands cabinets préfèrent toujours la personne qui "fit" avec leur moule....mais qui "fit"?...posez la question, c'est y répondre. Un non-québécois, qui parle plusieurs langues et qui a plusieurs diplômes, ne trouvera probablement pas un stage dans un grand cabinet...parce qu'il ne "fit" pas. Et gare aux québécois qui sortent trop du lot.
Voilà. On encourage la soi-disant diversité dans l'embauche, mais à l'intérieur des paramètres strictement établis. Un parcours dit trop exotique sera considéré comme étant de la culture personnelle, tout au plus. Il faut faire gaffe de ne pas trop s'éloigner du moule recherché, sans quoi, on résumera la totalité de vos connaissances à un seul événement. Dommage. Et ce n'est pas que pour les étrangers, c'est le cas également pour des québécois, ayant étudié au Qc, mais ayant un profil qui se démarque de la norme.
Il me semble qu'on devrait aborder ces sujets à l'université. Savoir ça peut parfois faire la différence entre avoir une carrière....ou pas!