La Police en hausse, Dallas à Montréal en baisse
Amélia Salehabadi
2010-06-03 14:15:00
La Police de Montréal, dans son combat contre le club de danseuses nues Club Temptation.
Vous savez, ce club du 972 Ste Catherine ouest dont le slogan sur le web est:
« Why guys love it: It combines naked women and professional sports. «
La police de Montréal tente de prouver que ce club, bien qu'au nom de Joseph Vallera, est en réalité sous le contrôle du crime organisé et représente donc une menace pour la sécurité publique.
Ce club serait en effet contrôlé par Richard Goodridge, qui a un lourd casier judiciaire et qui aurait également des liens avec des gangs de rue.
La police craint que ce club puisse être attaqué incessamment en réponse a l'attaque contre Joseph Ducarme, le 18 mars dernier, dans sa boutique de mode du vieux Montréal. Apparemment, Ducarme et Goodrigde (lié aux les Hells puis aux Rockers d'après la police) sont des ennemis.
Entre temps, le permis de ce club avait été suspendu temporairement. La police désire le faire suspendre de façon permanente.
Monsieur Vallera est convoqué ce jeudi devant la RACJ à ce sujet.
Or, coup de théâtre hier, tel que rapporté par The Gazette: l'avocate de monsieur Vallera, Me Véronique Courtecuisse aurait annoncé que son client fera éventuellement une déclaration qui mettra peut-être fin au dossier aujourd’hui même.
En passant, la présence de ce genre de club à Montréal nivèle par le bas tous les montréalais, hommes et femmes compris...
En Baisse
Dallas à Montréal
Pour faire suite à mon histoire sur le mariage et ses délicieuses conséquences, voici un petit cas de divorce impliquant la garde d'un enfant et l'argent.
Rien de plus classique et banal, me direz vous.
Vous auriez raison, sauf que:
Le jugement fleuve de l'honorable JOCELYN VERRIER de la Cour supérieure avec ses 380 paragraphes, possède franchement tous les éléments pour constituer un excellent scénario digne de Dallas pour les plus vieux et de Les Beautés Désespérées pour les plus jeunes.
Pêle mêle:
Il y la Ferarri, la Mercedes, la BMW et la Volvo;
Il y a la maîtresse de monsieur et le nouvel amant (très riche) de madame;
Il y a la somptueuse villa de plusieurs millions;
Il y a un mariage qui a duré 4 ans et un divorce qui a presque duré le double (7 ans);
Il y a les parents de monsieur très portés sur les intrigues et les coups tordus. Un exemple? Le papi poursuit son propre fils en dommage. Ce dernier ne fait rien. Le papi obtient un jugement par défaut qu'il fait grever comme hypothèque légale sur la villa pour en réduire la valeur au détriment de son ex belle-fille.
Il y a monsieur qui poursuit son ex-belle mère et madame, son ex-beau père;
Il y a des larges transferts d'argent vers des paradis fiscaux sur plusieurs îles paradisiaques avec en prime le fameux Norshield (impliqué dans les scandales financiers que l'on sait), comme intermédiaire;
Il y a beaucoup de cash qui circule;
Il y a des menaces et des accusations au criminel et des poursuites croisées en dommages-intérêt pour diffamation;
Il y a des accusations d'attouchements sexuels;
Il y a de nombreux experts psychologues qui se contredisent magistralement;
Il y a les experts financiers qui viennent de deux planètes différentes: l'expert de monsieur évalue la valeur de la compagnie de monsieur à 0$ tandis que celui de madame l'évalue à plus de 4 millions de $;
Il y a l'avocate de madame, qui devient juge au milieu du procès (l'honorable Eva Petras);
Il y a les faramineux points aéroplans que madame réclame et le 525$ de dépense que monsieur (millionnaire) réclame par ailleurs;
Il y a madame qui essaie depuis 6 ans d'obtenir son diplôme d'étude collégiale (DEC);
Il y a les honoraires effrayants d'avocat et des frais d'expert (350 000 $ pour elle et 240 000 $ pour lui). On est encore qu'en Cour supérieure, faut-il le préciser?
Il y a presque 1,6 million accordé par le juge __VERRIER_ à madame outre une généreuse pension pour l'enfant et le partage des gains au régime des rentes du Québec;
Et il y a surtout cette déclaration in fine, du juge VERRIER
« La demanderesse a reçu un bon support financier tout au long du mariage et également durant l'instance qui a débuté au mois d'octobre 2003. L'échec du mariage ne l'a pas appauvrie, bien au contraire, car si l'on tient compte, notamment, des sommes qui lui sont attribuées par le partage du patrimoine familial et de la société d'acquêts, sa situation
financière est beaucoup plus avantageuse qu'antérieurement à son union avec le défendeur. »
C'est selon, le mariage peut-être vu comme un bon placement financier fermé sur 4 ans, avec de généreux dividendes payés entretemps ou comme une sacrée preuve d'amour...
Cocktail
N'oubliez pas le cocktail couleur orange d'Amélia en soutien à la famille Balagne mercredi prochain, le 9 juin 2010 au Phillips Lounge (1184 Place Phillips Montréal, ). Vous y êtes tous conviés, sans façon !

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Anonyme
il y a 15 ansje parle de la courte cuisse, s'entend ;)
Anonyme
il y a 15 ans> je parle de la courte cuisse, s'entend ;)
?????
Anonyme
il y a 15 ans> Il manque de caviardage dans ce jugement... on identifie facilement les parties avec un CIDREQ...
Je suis d'accord. On voit le numéro de Canada Inc de la compagnie de monsieur, vers la fin de la décision. Inscrit dans CIDREQ, on a une liste de personne. Mais comme le jugement donne les 2 premières lettres du prénom de monsieur, on le trouve facilement, avec son adresse. Même si ce n'est pas quelqu'un de connu à Montréal (ou du moins que je connais), cela ne respecte pas l'obligation de confidentialité des décisions de droit familial impliquant des mineurs. Quelqu'un fera-t-il le nécessaire pour corriger cette erreur ?