Les girls en hausse, le bitchage des juges en baisse
Amélia Salehabadi
2010-04-29 13:15:00
Girls just want to have fun
Hier midi, j’assistais à une conférence organisée par le Barreau de Montréal et son comité de femmes dans la profession.
Oui, c’est vrai, j’ai déjà écrit un billet sur mon aversion concernant la ghettoïsation des femmes dans le métier.
Imaginez une seconde, un comité idem d’hommes dans la profession. Vive l’égalité dans la compétence. Et cela, je le pense toujours.
Ceci étant dit, je dois avouer que le sujet de la conférence m’intriguait beaucoup : les femmes sur les conseils d’administration.
On ne parle pas ici de CA du club de soccer de fiston. Mais bien de CA de sociétés cotées en bourse et de CA d’importantes sociétés d’États.
Je sais de quoi je parle, ayant été un moment donné la seule femme qui siégeait sur le conseil d’administration de la Corporation Commerciale Canadienne (CCC) au milieu de 11 hommes. Et ce n’était pas forcement rigolo, ce rôle de porte-étendard dans lequel on voulait me caser.
Hier donc, c’est une Rita de Santis, de Davies, très en forme, pimpante et surtout plein d’humour qui a donné une conférence fort bien documentée (chiffres, études scientifiques et cas concrets) devant une salle archi comble et captive.
Je vous arrête tout de suite : non, il n’y avait pas que des femmes dans l’audience (même si majoritaires) ni que des avocates. J’étais surprise effectivement par le nombre de ces messieurs présents et par la diversité des métiers. À ma table, par exemple, il y avait deux banquières et deux médecins.
Plusieurs phénomènes furent abordés : les golden skirts (toujours le même petit poignet de femmes qui siègent sur les CA, ici aussi bien que chez nos voisins américains), les règles de gouvernance, le conflit potentiel d’intérêts des avocats et autres conseils siégeant sur des CA de compagnies et tutti quanti.
Me de Santis parla également de son expérience personnelle, sans tabous. Ce qui est assez surprenant mais surtout rafraîchissant dans ce métier.
Des conseils très pratiques furent donnés : savoir lire des bilans et s’y connaître en chiffres. Tenir la tête haute pour projeter une image de confiance en soi. S’entourer impérativement, pas d’un, mais de plusieurs mentors. Aider les autres (hommes ou femmes) à monter, car il y a toujours un retour d’ascenseur d’une manière ou d’une autre. .
Voici maintenant la cerise sur le sundae :
Les filles : sortez avec les mecs de vos cabinets!
Ne restez pas le midi à votre bureau en mangeant un sandwich sur le coin de votre bureau pour finir un dossier. Pensez créer des liens avec vos collègues. Et le soir, yes aux 5@7.
De la musique à mes oreilles!
C’était plus fort que moi, je n’ai pas pu m’empêcher de poser ma petite question : oui, mais s’ils ne veulent pas de nous? Vous savez, les avocats ont des conjointes qui ne verraient pas forcement d’un bon œil ce genre de réseautage?
Me de Santis, quelque peu espiègle, nous alors confié qu’elle en avait fait l’expérience, au début de sa carrière, avec l’épouse d’un senior. Cette dernière, veillant au grain, avait des yeux revolvers envers elle. Mais avec le temps, elles se sont apprivoisées mutuellement.
En baisse
Le Judge-Bashing.
Hier, la Une de la Presse sur le juge Léger et les spéculations sur le remplacement du Juge en chef de la Cour d’appel m’ont mis très mal à l’aise.
Nous nageons en ce moment en pleine psychose sur la compétence et l’indépendance des juges du Québec. J’ai même écrit mon petit billet sur le sujet, comme tout le monde.
Mais là, je trouve que cela prend des proportions démesurées.
Il y aura une commission Bastarache. Espérons-le rapidement possible. C’est urgent de re-établir un lien de confiance de tous envers le système judiciaire.
Pourquoi?
Car il n’y pas, à ce que je sache, un moratoire en ce moment sur les activités judiciaires au Québec. Des personnes (physiques et morales) se trouvent comme d’habitude devant nos tribunaux.
Je me demande bien comment elles se sentent. Je me pose aussi des questions sur les avocats qui plaident en ce moment même devant ces tribunaux et finalement sur la sérénité de l’ensemble des juges du Québec.
C’est très sain de contrôler la bonne marche démocratique de nos institutions. On est tous d’accord. Mais le lynchage publique et continu, à la recherche de scoops contre un des personnages principaux sinon le principal de notre système judiciaire, en l’occurrence je parle des juges, est malsain pour la bonne marche de toute société démocratique, en ce qu’elle ébranle la confiance des justiciables envers les tribunaux.
On règle cela ASAP ou si cela traîne, faudrait bien penser peut-être à un moratoire sur les activités judiciaires au Québec. La question est grave.
Invitation
5@7 d'Amélia pour Sarah
Chers confrères, consoeurs et amis,
Comme promis dans un de mes billets sur Droit inc, je vous fait part de la date du 5@7 en l'honneur de la petite Sarah Barlagne:
Le jeudi 20 mai 2010.
Le Canada veut expulser Sarah et sa famille, car la petite puce de 7 ans est un 'fardeau excessif' pour le Canada (de 5259$ annuellement) étant atteinte de paralysie cérébrale.
Si le coeur vous en dit, bloquez donc dès maintenant sur votre agenda votre jeudi 20 mai de 17h à 20h
Pour ajouter un peu de piment à la rencontre, l'endroit, une surprise , vous sera communiqué le mercredi 19 mai. Aucune réservation ne sera donc requise.
Mais bien évidemment nous serions heureux d'accueillir un maximum d'entre vous.
L'occasion de se rencontrer de façon ludique, de bavarder et si vous le voulez bien apporter notre sympathie et soutien à la belle Sarah et à sa famille.
Si vous voulez contribuer pour notre objectif de 5259$ , une boite sous la supervision d'un CA sera là à votre disposition. Ce geste est évidemment avant tout symbolique.
Un enfant est un enfant. Sans autre qualificatif.
Un chèque sera remis au gouvernement canadien pour 5259$
Si jamais nous dépassons le montant de 5259$ le reste sera remis à la fondation du choix de la famille Barlagne pour aider les enfants atteints de paralysie cérébrale.
Comme la couleur préférée de Sarah est le ROUGE, je vous invite tous à porter un accessoire, vêtement, etc rouge ce jeudi 20 mai.
Mais comprenez-moi bien , cette soirée là ne sera pas 'chaperon rouge'. Donc pas d'inquiétude. Juste un petit clin d'œil rouge sera suffisant.
Et pour vous encourager, nous allons tirer au sort parmi les rouges , un prix de présence (ou des prix, selon la générosité de nos sponsors) .
Au jeudi 20 mai j'espère
N'oubliez pas, le 19 mai des détails vous seront donnés sur le lieux et autres indications. Une petite annonce sera faite sur Droit inc. Également des annonces sur les indications de la soirée du 20 mai seront faites sur la page Facebook des Hauts et les bas d'Amélia
En attendant vous pouvez faire suivre ce mail. Merci
Amélia
La vidéo de l'histoire des Barlagne.

Partager cet article:
Me
il y a 15 ans>>>>> Il y aura une commission Bastarache. Espérons-le rapidement possible. C’est urgent de re-établir un lien de confiance de tous envers le système judiciaire.
Bastarache n'a rien à avoir avec les juges de nomination fédérale, comme le juge Léger.
Me
il y a 15 ans>>>>> On ne parle pas ici de CA du club de soccer de fiston. Mais bien de CA de sociétés cotées en bourse et de CA d’importantes sociétés d’États.
Sur Facebook tu remercies ton fils puisque grâce à lui, depuis que le hockey est entré dans la maison, ça contribue à ton intégration. C'est exactement ce que je savais: entre la faculté de droit et ta naissance tu ne n'étais aucunement adaptée au Québec. Des séquelles demeurent. Il faut une tonne de mauvaise volonté pour vivre en dehors de la société pendant 20 ans.
Me
il y a 15 ans*sa naissance
Anonyme
il y a 15 ans> *sa naissance
Tiesn, me, juste pour toi qui aimes tant le hockey et ses partisans: http://www.youtube.com/watch?v=1i4XJu8cbXU
Anonyme
il y a 15 ansTres bonne idee!!!!!
Anonyme
il y a 15 ansJe ne suis pas pourquoi j'ai dit Sarah pour Rachel.
Il s'agit bien de Rachel Barlagne. Mes excuses
AS