Pédophilie : Un avocat veut faire témoigner le pape!

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L'équipe Droit-Inc

2010-04-01 10:15:00

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Un avocat américain veut que le pape Benoît XVI témoigne dans le cadre de plusieurs dossiers de prêtres accusés de pédophilie aux États-Unis.
Hier, à quelques jours du congé Pascal, William McMurry est passé de la parole aux actes en déposant une requête devant un tribunal du Kentucky. Cet avocat estime que le Vatican était au courant depuis longtemps du scandale des enfants violés par des prêtres.

Selon la requête, Benoît XVI savait ce qui se passait aux États-Unis alors qu'il était encore cardinal et qu'il présidait la Congrégation de la doctrine de la foi -pendant les 24 ans qui ont précédé son accession à la papauté, rapporte l’AFP.

Il a, assure l'avocat, «découragé les procureurs de poursuivre les prêtres mis en cause et a encouragé le silence pour protéger la réputation de l'Église catholique».

La congrégation pour la doctrine de la foi avait la responsabilité du dépistage de ces affaires et recevait également les plaintes des évêques américains aux prise avec des prêtres incriminés dans divers diocèses», a ajouté M. McMurry.

Dans sa requête, il explique qu'un ensemble de documents révélés la semaine dernière par le New York Times «démontrent sans équivoque le lien du Pape Benoît XVI, ancien cardinal Ratzinger, avec les viols et violences sexuelles dont ont été victimes des enfants aux États-Unis».

«Ces documents désignent directement l'implication du Pape Benoît XVI dans la décision du Saint-Siège d'apposer le voile du secret sur les débordements de son clergé aux États-Unis», selon le document.

Le quotidien américain a publié plusieurs lettres et documents montrant qu'alors qu'il était à la tête de la Congrégation de la doctrine de la foi, Benoît XVI avait été alerté sur l'affaire du prêtre Lawrence Murphy accusé d'avoir violenté au moins 200 jeunes garçons dans une école pour sourds du Wisconsin, État du nord du pays.

Depuis la publication de ces documents, plusieurs autres victimes de viols ont mis directement en accusation le silence du cardinal Ratzinger.

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23 commentaires
  1. Me
    Me
    Extrait du jugement:

    «The United States as intervenor and amicus supports the position of the Holy See with respect to the Holy See’s status as a foreign state and the constitutionality of the FSIA. For the following reasons, we affirm the decision of the district court.»

    Le jugement a été rendu le 24 novembre 2008. Si 18 mois plus tard, le Pape ne témoigne toujours pas, c'est que visiblement ce jugement est inefficace.

  2. Me
    Me
    >>>> J'ajouterais, ne me citez pas le contenu de wikipédia sur l'immunité des chefs d'état. Indiquez-nous en vertu de quelle règle de droit interne Jean Charest ne peut être appelé à titre de témoin dans la cause, par exemple, de facultés affaiblis de son beau-frère, si nécessaire.

    Votre exemple est flou.
    Requête en précisions:
    Son frère serait-il accusé au Canada ?

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 15 ans
      Re : Me
      > >>>> J'ajouterais, ne me citez pas le contenu de wikipédia sur l'immunité des chefs d'état. Indiquez-nous en vertu de quelle règle de droit interne Jean Charest ne peut être appelé à titre de témoin dans la cause, par exemple, de facultés affaiblis de son beau-frère, si nécessaire.
      >
      > Votre exemple est flou.
      > Requête en précisions:
      > Son frère serait-il accusé au Canada ?

      êtes vous en plus famillier avec les règles de droit interne du Cambodge, comme un McGill alumni ?
      Au Québec confrère, au Québec.

  3. Me
    Me
    Jean Charest n'est pas un chef d'État au sens du droit international, mon chef. Il est le chef d'une division administrative d'un État.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 15 ans
      Re : Me
      > Jean Charest n'est pas un chef d'État au sens du droit international, mon chef. Il est le chef d'une division administrative d'un État.
      "d'une division administrative", à mourir de rire.
      Mais peut importe, remplacez les mots Jean Charest par Stephen Harper et surtout, n'éludez pas la question que vous avez, j'ose croire, bien compris, "chef".

  4. GBS
    Charest chef d'État
    Constitutionnellement, le Québec est autant un état que le Canada. Les compétences sont divisées entre deux paliers de gouvernement, "avec des cloisons étanches".

    C'est complètement faux de dire qu'une province est une division administrative. On n'est pas en présence d'une décentralisation administrative au Canada. C'est une fédération avec une division des pouvoirs.

  5. Me
    Me
    Si vous saviez lire, vous auriez compris que le cas sous étude concerne le témoignage dun chef d'État étranger. Le titre ne suffit pas pour fonder immunité, encore faut-il que ce chef d'état soit étranger.

    En quoi les illustrations impliquant Charest ou Harper, témoignant dans leur propre pays, peuvent nous être utiles?

  6. Anonyme
    Anonyme
    il y a 15 ans
    Ailleur
    En France, Chirac s'est foutu des menaces judiciaires tout le temps qu'il était président, et a tenté de faire passer une loi visant à prolonger son immunité avant de quitter sa fonction.

    De son côté, Berlusconni réussi à faire passer de telles lois.

    Conclusion: Si tu as de ton côté la bombe ou la mafia, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Sinon tu comparais (à moins d'avoir Dieu avec toi ...)

  7. Me
    Me
    On s'en fout. Chirac & Berlusconi: dans les deux cas vous parlez de justice nationale locale. Rien à avoir avec le cas présent.

  8. Me
    Me
    On m'a cité Charest, Harper, Chirac et Berlusconi. Dans les 4 cas il s'agissait, hypothétiquement ou pas, de cas où ils sont appelés à la barre dans leur propre pays.

    Visiblement il y a des gens qui ont des graves difficultés de compréhension et ne saisissent pas que la difficulté majeure ici est que c'est le chef en exercice d'un État étranger que l'on veut assigner...

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