Portrait

Avocat le jour, rockstar le soir !

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Elyse L. Perreault

2018-11-16 15:00:00

Quand il n’exerce pas comme avocat, il brûle les planches et fait crier la foule tard le soir. Droit-inc l’a vu en concert !

Me Mark Savard est avocat de jour et rockstar de soir!
Me Mark Savard est avocat de jour et rockstar de soir!
Quand il est question de révéler l’une de ses plus grandes passions à ses confrères du droit, l’avocat saxophoniste Mark Savard se veut plutôt discret. D’ailleurs, Droit-Inc a dû redoubler d’effort afin de convaincre l’associé du Centre légal Fleury (CLF) d’exposer au grand jour son côté « bête de scène ».

Plutôt sérieux et réservé à première vue, c’est un musicien passionné et beaucoup plus extraverti que l’on découvre lorsque Me Savard monte sur une scène armé de son saxophone. De quoi en mettre plein la vue et les oreilles!

D’ailleurs, il y a fort à parier que tout comme Droit-Inc, plusieurs juristes auraient eu une grosse surprise en le voyant en pleine action sur la scène de la Taverne Jarry en ce vendredi soir d’octobre.


Un gros coup de foudre

Me Savard est adolescent lorsqu’il commence à s’intéresser au saxophone. Nous sommes dans les années 1970 et la mode est au rock progressif. Bien que le futur Barreau 1996 souhaite apprendre à jouer d’un instrument, son petit côté rebelle fait en sorte qu’il n’a pas envie de faire comme la plupart des jeunes de son âge et d’opter pour la guitare.

C’est ainsi qu’il choisit d’explorer d’autres styles musicaux et qu’il découvre la musique afro-américaine, notamment le soul et le jazz qu’il affectionne encore aujourd’hui. Son coup de foudre est instantané et le futur avocat s’intéresse à l’histoire et à la culture derrière cette musique. Rapidement, il devient fasciné par l’histoire du saxophone, un instrument dont il est médusé.

« Juste le look du sax me faisait déjà tripper!, se souvient-il. Imaginez quand on ajoute du son! C’était fou! »

Me Savard apprend le saxophone de façon autodidacte. Il pratique sur une base régulière de 16 ans à 20 ans, après quoi il met cette passion sur la glace pour se concentrer sur ses études et démarrer sa carrière.

Avant d’obtenir un baccalauréat en droit à l’Université de Montréal en 1995, il complète un baccalauréat en commerce à l’UQAM en 1989. Vers l’âge de 36 ans, il reconnecte enfin avec son instrument fétiche et apprend même au passage à manier l’harmonica.




La combinaison de deux grandes passions

Maintenant âgé de 58 ans, le joueur de saxophone alto et ténor exerce principalement en droit civil, en droit du travail et en droit criminel. Il précise avoir toujours pratiqué à son compte. Son cabinet CLF est le fruit de son association avec Me Karine Joseph en 2009.

Me Savard précise qu’il n’a jamais aspiré à devenir un musicien professionnel. « Pour moi, ça a toujours été un hobby, un univers parallèle à mon quotidien », dit-il.

Aujourd’hui, l’homme de loi ne possède pas moins d’une vingtaine de saxophones de collection.

Me Savard avec son groupe Shango (2e à partir de la gauche, dans la 2e rangée)
Me Savard avec son groupe Shango (2e à partir de la gauche, dans la 2e rangée)
« Avec l’arrivée de eBay, beaucoup de gens ont mis leurs instruments de musique en vente. J’ai misé sur pas mal de saxophones et... disons que j’ai remporté plus d’enchères que ce que j’avais imaginé! », confie-t-il en riant.

Celui qui dit avoir un faible pour les saxophones français fait partie de deux bands avec lesquels il pratique et fait des spectacles régulièrement. Il s’est joint au groupe Les Touristes il y a deux ans et à Shango il y a quatre ans. Alors que le premier band joue principalement des bons vieux classiques rock des Doors, des Rolling Stones ou des Beatles en passant par REM, le second joue surtout du funk.


Utile pour sa pratique !

Pour ce grand fan de Sonny Criss, Stan Getz et John Coltrane, il est évident que la musique l’aide quotidiennement dans sa pratique du droit.

« Apprendre à maîtriser un instrument demande beaucoup de discipline, de rigueur et de professionnalisme, dit-il. Tout comme en droit civil ou en droit criminel, la musique implique une foule de lois précises qu’il faut bien comprendre pour être en mesure de bien jouer. »

Le juriste qui est père d’une fille de 17 ans pratique le saxophone en moyenne deux à trois fois par semaine et ce, pendant un minimum de deux à trois heures. Il estime que ce sont sa grande discipline et sa saine gestion d’horaire qui lui permettent de combiner sa vie professionnelle à sa vie de musicien.


Pour les curieux, Me Savard sera de retour sur scène avec son groupe Shango le 15 décembre prochain au bar le Verre Bouteille, à Montréal.

Et pour ceux qui caresseraient l’idée d’apprendre à jouer du saxophone, sachez que le juriste compte mettre en vente quelques-uns de ses instruments prochainement!


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2 commentaires

  1. Michel Lemusicien
    Michel Lemusicien
    il y a 5 ans
    Mélomane
    Pour Cold Train pas certain, c'est un groupe de Southern Rock... ce serait probablement John Coltrane, Trane de son surnom.

    Bravo pour le Reed Man

    Stay Warm Keep Cool folks.

  2. Bon
    Bon
    On dit "Centre juridique" et non "légal". Déjà quand t'as une immense impropreté de terme dans le nom de ton entreprise, ça va mal.

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