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Le doyen de McGill réagit

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Robert Leckey

2020-08-05 12:00:00

Le professeur Robert Leckey, doyen de la faculté de droit de McGill, réagit à une lettre publiée hier par un diplômé...

Le professeur Robert Leckey, doyen de la faculté de droit de McGill.
Le professeur Robert Leckey, doyen de la faculté de droit de McGill.
J’ai pris connaissance du « plaidoyer sans retenue pour un retour aux racines civilistes » de la Faculté de droit de l’Université McGill par notre diplômé, Xavier Foccroulle-Ménard, bachelier en droit civil (BCL) / bachelier en droit (LLB) 2019.

Il va de soi que je suis heureux d’échanger avec les membres de notre communauté diplômée et reste à l’écoute de leurs préoccupations.

L’auteur et moi partageons une grande fierté dans l’héritage monumental de notre faculté, y compris son pluralisme juridique et ses contributions à bâtir le droit civil du Québec. Comme je ne cesse de le dire, la Faculté de droit est fièrement enracinée à Montréal et au Québec.

D’ailleurs, la formation des juristes aptes à pratiquer le droit au plus haut niveau au sein de la société québécoise en constante évolution demeure parmi nos préoccupations centrales. Il en va de même de la contribution à la doctrine civiliste.

Évidemment, je ne partage pas son évaluation sombre de l’état actuel de notre programme et de notre corps professoral. Celui-ci inclut des civilistes de renommée qui ont été formés au Québec, en France, en Allemagne, en Égypte et en Argentine. Ces juristes sont à la hauteur d’assurer une formation de grande qualité en droit civil.

Contrairement à l’auteur, je ne puis que m’enorgueillir que la Faculté de droit accorde un espace aux traditions juridiques autochtones ainsi qu’à d’autres sujets jugés « exotiques » par M. Foccroulle-Ménard. Le pluralisme juridique de la Faculté de droit et la formation qu’elle offre à son corps étudiant s’en trouvent enrichis.

Robert Leckey

Doyen et titulaire de la Chaire Samuel Gale

Faculté de droit, Université McGill

Note
Ce texte a été publié sur Société au Délit, l’unique journal francophone de l’université McGill. Il est reproduit ici avec l’accord de la revue.
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6 commentaires

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 3 ans
    A-t-il emprunté le générateur de phrases creuses de Trudeau?
    Il ne manque que le classique "nous travaillons très très fort avec tou.te.s les les canadien.ne.s".

  2. David Colford
    David Colford
    il y a 3 ans
    avocat
    Mr Foccroulle-Ménard’s complaint seems to be that by counting up the specialties of McGill’s law professors, the Faculty needs to do more recruiting of professionals who specialize in and have a profound reputation for their knowledge of the civil law and its traditions. I say, the more, the better! But you have to find them….which may be difficult because I think the fashion is changing.

    I went to McGill Law during 1975 to 1979 and took the LLB and BCL degrees. In those days, the common law programme and civil law programme were conducted separately. During that time, Paul Crèpeau taught there and so did Yves Caron, John Brierley, John Durnford, and E. Groffier Attala all of whom contributed to the reform of the Civil Code of Quebec. And in the common law, literally no one in the world surpassed Donovan Waters on the law of trusts and Equitable Remedies.

    What is being mourned is that the approach of McGill Law Faculty to legal education has changed from one involving the one or two major legal traditions for the training of lawyers to a transsystemic approach for the provision of a general legal education that is not skewered by any one tradition, be it civil law, common law or aboriginal law or any other. Furthermore, this approach does not focus on the training of future “lawyers”, although courses are offered to enable students who want to practice law to do so. And they do, because McGill students continue to qualify for the Quebec Bar, article in the major (and minor) law firms in Quebec, and clerk for the judges of the Supreme Court of Canada. All this to say, whoever is teaching at McGill must be doing something right, even though the approach is different from other Quebec law faculties, and, yes, McGill students might have to spend extra time deepening their knowledge of the Civil Code and its underlying doctrine. But so what?

    One of the proponents of the transsystemic approach was Nick Kasirer, as he was then, see Bijuralism in Law’s Empire and in Law’s Cosmos 52 J.Legal Educ.29 (2002) and, see also, Doing the Transsystemic: Legal Systems and Legal Traditions – H.Patrick Glenn (2005) 50 McGill L.J.863. Personally, I suspect the traditions are merging, and Mr. Foccroulle-Ménard is being nostalgic.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 3 ans
      Quand avez-vous mis les pieds à McGill pour la dernière fois?
      "One of the proponents of the transsystemic approach was Nick Kasirer, [...] Personally, I suspect the traditions are merging, and Mr. Foccroulle-Ménard is being nostalgic."

      Si la fac de droit de McGill avait gardé un pied dans une tradition juridique, ou dans l'autre, ou dans les deux, ou alors muté pour un "combo" transsystémique, je crois que Mr. Foccroulle-Ménard serait un "client" (comme on dit aujourd'hui) satisfait.

      Je crois que ce qui inquiète Mr. Foccroulle-Ménard est le fait que la fac de droit (et d'autres aussi) de McGill est entrain de muter en quelque chose qui ressemble à ce qu'il y a de plus mauvais du côté des facultés de science sociale du ROC, ou des États-Unis. Même les universités britaniques les plus prestigieuses sont entrain de "virer s'ul top", comme on dit en language populaire!

  3. Anonyme
    Anonyme
    il y a 3 ans
    Un doyen inférieur à un bachelier?
    On s'étonne, en lisant ce texte, de l'argumentaire restreint et convenu du doyen, qui fait pâle figure devant les développements bien étayés du bachelier.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 3 ans
      S'en est gênant pour le doyen!
      Il est dans l'ordre des choses que l'élève dépasse un njour le maitre, lorsque l'élève y arrive au bout d'années de labeur et que le maitre se fait vieux, ou lorsque l'élève est un génie.

      Comme l'élève en question est fraichement diplômé (et sans nier ses qualités, que son commentaire relève davantage du commentaire critique que du génie), et que le doyen "toupette dans'l front" est encore jeune et fringuant, c'est plutôt inquiétant pour ce dernier...

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