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Une action collective contre Google pour censure

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Didier Bert

2022-01-21 10:15:00

L’action collective réclame le paiement de dommages pour avoir retiré de Youtube des vidéos dénonçant la vaccination et la censure. Qui est l’avocat derrière ce recours?

Me William Desrochers. Sources: Site web de Virtulex Avocats et de Youtube
Me William Desrochers. Sources: Site web de Virtulex Avocats et de Youtube
La demanderesse, Éloïse Boies, une résidente de St-Bruno, reproche à Google d’avoir censuré deux vidéos qu’elle avait publiées sur Youtube.

Sa première vidéo, publiée vers le 5 janvier 2021, affirmait l’existence de censure durant la pandémie de Covid-19. Elle dénonçait le rôle du gouvernement, d’Amazon, de Facebook et de Youtube dans cette censure.

« Le Premier ministre François Legault a contacté directement un journaliste parce qu’il n’a pas aimé son article », allègue la demande d’autorisation d’action collective, déposée devant la Cour supérieure. « Ce que le gouvernement fait, c’est de la propagande », affirme la demanderesse, qui dénonce la stigmatisation des opposants.

Sa deuxième vidéo, publiée en août 2021, dénonçait la vaccination contre la Covid-19, ainsi que la censure qui serait appliquée envers les personnes opposées à ce vaccin.

Google a retiré ces deux vidéos de Youtube, indique la demande. Or, ces publications « transmettent des informations et opinions de nature politique et philosophique », assure la demanderesse. Et « ce type de discours est d’une importance capitale pour notre société libre et démocratique », souligne-t-elle dans sa demande d’autorisation d’action collective.

Elle en conclut que « la censure effectuée par la défenderesse constitue une atteinte grave à la liberté d’expression de la demanderesse ».

Elle remet en cause les gestes posés par Google, qui « agit sous prétexte de combattre la désinformation qui entourerait la pandémie de Covid-19. Or, elle n’est pas maîtresse de la vérité. »

Enfin, la demanderesse accuse Google d’avoir commis une faute contractuelle en retirant ses vidéos de sa chaîne Youtube. Elle invoque la Loi sur la protection du consommateur et la Charte des droits et libertés de la personne, et dénonce une faute intentionnelle de la part de Google, qui lui aurait causé un préjudice moral.

Éloïse Boies est représentée par Me William Desrochers du cabinet gatinois Virtulex Avocats.

La demanderesse souhaite représenter « toutes les personnes physiques qui ont utilisé Youtube à des fins personnelles, familiales ou domestiques et qui ont résidé au Québec depuis le 15 mars 2020 ».

La demanderesse réclame à Google le paiement de 2 000 $ en dommages-intérêts compensatoires et punitifs à chaque membre du groupe ayant publié du contenu sur Youtube parce qu’il propageait des « informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités locales ou de l’organisation mondiale de la santé (OMS concernant la Covid-19 ».

Elle demande aussi que la firme californienne verse 1 500 $ en dommages-intérêts compensatoires et punitifs à chaque membre du groupe n’ayant pas publié un tel contenu sur Youtube.

Elle entend également que le tribunal ordonne à Google « de cesser toute forme de censure ayant pour effet d’empêcher les utilisateurs de Youtube de propager des messages ou informations contredisant ceux des autorités sanitaires, des gouvernements, de l’Organisation mondiale de la santé ou tout autre organisme similaire ».
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2 commentaires

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    Le capitaine Haddock est mon héro d'enfance
    J'espère donc des débats hauts en couleurs, durant lesquels Virulex pourrait lancer certains de ses célèbre jurons.

    https://tintin.fandom.com/fr/wiki/Liste_des_jurons_du_capitaine_Haddock

  2. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    Oulala
    Mais quel noeud! Feu mon mari nen fesait pas des aussi beaux

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