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Un avocat engagé pour sa communauté juridique !

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Camille Dufétel

2023-06-06 15:00:00

Un avocat montréalais très impliqué au sein du Jeune Barreau de Montréal vient d’être désigné Bénévole de l’année. Qui est-il ?

Me Grégory Lancop. Source: LinkedIn
Me Grégory Lancop. Source: LinkedIn
Me Grégory Lancop est avocat en droit des affaires et droit corporatif chez Trivium Avocats-Notaires-Conseils, à Brossard, depuis mars dernier. Le Jeune Barreau de Montréal (JBM) vient de le nommer « Bénévole de l’année ».

Parmi les raisons de ce choix, le fait qu’il se soit impliqué activement au sein du comité de l’ExtraJudiciaire, le journal du JBM, depuis décembre 2016, dont il a été rédacteur en chef la dernière année. La production de cette revue juridique qui existait depuis la fin des années 1980 touche toutefois à sa fin, puisque sa dernière édition sort en juin.

Depuis une année, Me Lancop conjuguait ce rôle de rédacteur en chef avec son travail à temps plein en tant qu’avocat, n’hésitant pas à travailler parfois le soir, en rentrant d’une longue journée. Il estime que tout est une question de volonté.

Implication sociale

L’idée de s’impliquer pour le Jeune Barreau de Montréal est venue à l’avocat quand ce dernier est devenu officiellement Montréalais.

« Il y a quelques années, je suis nouvellement arrivé à Montréal, parce que j’ai fait mon Barreau à Québec, précise-t-il. La plupart de mes amis là-bas sont restés dans leur région, mais c’était mon rêve de travailler ici. » Il a effectué son stage chez ce qui s’appelait Poulin Avocats inc. à Montréal.

« À la fin de mon stage, je voulais connaître des gens. Lors de mon assermentation, j’ai été inspiré par le discours vraiment motivant du président du JBM à l’époque, Me Extra Junior Laguerre. Ça m’a vraiment parlé, c’est quelqu’un de très humain. C’est là que je me suis dit que je voulais m’impliquer, et ça a commencé avec un 5 à 7 au Vieux-Port de Montréal. »

Lors de cette soirée, il a rencontré la rédactrice en chef de l’époque de l’ExtraJudiciaire, et il avait déjà en tête un texte qu’il souhaitait écrire. « J’aime beaucoup suivre l’actualité, mais j’ignorais totalement l’existence de la revue. On m’a incité à écrire mon texte et c’est comme ça que j’ai commencé à m’impliquer pour l’ExtraJudiciaire. »

C’est ainsi qu’après des années d’implication, il est devenu le rédacteur en chef du journal. « La rédactrice en chef avant moi, Éloise Côté, a quitté, car elle n’était plus jeune barreau, et ça faisait longtemps que j’écrivais pour la revue, en étant toujours présent. J’ai tenté ma chance et je suis content d’avoir été la première personne à qui on a proposé le poste. »

En tant que rédacteur en chef, il recrutait des gens souhaitant s’impliquer et organisait avec eux des réunions, environ deux mois avant chaque publication. Élections, santé mentale… Tous évoquaient alors des thèmes à aborder, et chaque personne proposait un texte.

Des suivis étaient effectués avec les rédacteurs pour s’assurer du respect des dates d’échéance. Le journal était publié six fois par an et tiré à 5000 exemplaires. Disponible en version numérique, il représentait pour Me Lancop une façon de montrer que les avocats sont des êtres humains qui réfléchissent le droit, celui-ci étant lié à des enjeux de société.

« Je pense que c’est important de redonner à la communauté qui m’a tant donné, souligne l’avocat à propos de cet engagement bénévole. Je remercie le Jeune Barreau de m’avoir donné la chance de m’impliquer avec lui. »

Aujourd’hui, l’ExtraJudiciaire tire ainsi sa révérence. « Je suis quand même attristé de voir que d’autres jeunes avocats n’auront pas la chance de s’impliquer pour la revue comme j’ai pu le faire, ça permettait de vulgariser des questions de droit », commente à ce sujet Me Lancop.

L’implication de l’avocat pour la revue s’arrête donc avec la fin de son existence, dont la raison n’a pas été communiquée. Le JBM précise toutefois que les lecteurs pourront continuer de lire les bénévoles sur le blogue du CRL, qui aura une nouvelle section avec des textes critiques.

Le JBM a annoncé avec cette fin la création de deux comités, Sentinelle et Rayonnement. Le premier se dédiera entre autres au respect et à la promotion des déclarations du JBM, quand le deuxième agira comme gardien de l’éco-responsabilité.

Pour Me Lancop, l’existence du JBM est en tout cas importante, car il donne la possibilité à des avocats de moins de dix ans de pratique de s’exprimer « peut-être différemment ».

« Le Barreau du Québec peut être un peu intimidant quand on est nouvellement assermenté, pointe-t-il. Le Jeune Barreau est une bonne manière de faire la transition. Il donne la possibilité aux jeunes avocats de tisser des liens avec d’autres jeunes barreaux et de s’impliquer dans la communauté juridique, pas juste de manière classique sur des CA. »

Le fait d’avoir le titre de Bénévole de l’année a ému l’avocat, selon ses mots. « On s’implique sans arrière-pensée… Quand j’ai su que j’étais nommé avec deux autres finalistes, j’étais déjà flatté ! »

Partenariat d’affaires

En parallèle de cette implication, Me Lancop se dit heureux de travailler depuis quelques mois sur des mandats stimulants chez Trivium. « C’est un défi intellectuel de mettre à l’épreuve mes connaissances juridiques et humaines, assure-t-il. Nous avons un bel esprit d’équipe et c’est plaisant de travailler avec des collègues qui connaissent bien leur matière, qui travaillent fort et qui ont du plaisir à faire ce qu’ils font. »

Il ajoute que l’équipe corpo est composée d’environ six ou sept avocats. Trivium, cabinet qui dispose de six places d’affaires, à Brossard, Chicoutimi, Jonquière, Laval, Rosemère et Saint-Jérôme, compte au total une cinquantaine d’avocats et de notaires.

« J’aime toujours me voir un peu comme un partenaire d’affaires et aider quelqu’un qui a un projet à réussir, explique l’avocat. J’aime m’occuper des aspects juridiques qui ne sont pas toujours clairs pour tout le monde, pour que la personne puisse se concentrer sur l’avancement de son projet. J’ai toujours eu une admiration pour les entrepreneurs. »

Vulgarisation juridique

Me Lancop a par ailleurs travaillé plusieurs années comme vulgarisateur juridique chez Éducaloi, tout en y étant avocat à l’interne.

« Vulgariser a souvent un sens péjoratif, mais il ne faut pas le voir ainsi, précise-t-il. Les avocats, souvent, parlent leur propre langage, et ce n’est pas toujours tangible pour les gens. Ça permet aux citoyens de s’approprier le droit, qui a un impact sur leur vie de tous les jours. »

Celui qui a étudié à l’Université d’Ottawa, où il a obtenu un baccalauréat avec les honneurs, spécialisation sciences politiques et mineure en histoire, est également passé par l’Université Laval où il a obtenu un baccalauréat en droit, puis à l’Université de Montréal où il a décroché une maîtrise en droit des affaires.

Il a aussi suivi des cours intensifs à l’École d’éducation permanente de McGill sur le droit d’auteur et les marques de commerce, étant très intéressé par la propriété intellectuelle. « J’ai écrit mon mémoire de maîtrise là-dessus », remarque-t-il.

Ce natif d’Ottawa, qui se décrit comme un fan fini d’histoire et d’actualité politique, grand adepte de gastronomie française et amateur de bon vin, mais aussi de café, a fait l’École du Barreau après son baccalauréat en droit et est assermenté depuis 2016.
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