Financement

Hardbacon entre en bourse

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Andréanne Moreau

2021-02-19 10:15:00

Une entreprise de technologie financière connue pour son application de gestion de finances personnelles fait appel à un pro des introductions en bourse…

Me Michel Lebeuf. Photos : Sites web de Dunton Rainville et de Hardbacon
Me Michel Lebeuf. Photos : Sites web de Dunton Rainville et de Hardbacon
La start up montréalaise Hardbacon, qui s’est fait connaître du grand public lors d’un passage à la populaire émission télévisée Dragon’s Den, a engagé Me Michel Lebeuf pour l’aider à faire son entrée à la bourse. Voici comment l’associé chez Dunton Rainville envisage ce mandat qu’il a reçu il y a deux semaines.

Quels sont les premiers défis auxquels vous devez vous attaquer pour faire de cette entrée en bourse un succès?

Il faut d’abord s’assurer d’être en mesure de lister l’entreprise. Il y a beaucoup d’obligations à rencontrer. Pour une société qui en est à ses premiers balbutiements comme Hardbacon, ça peut être plus difficile, même si elle a le vent dans les voiles présentement. C’est fort intéressant.

Ensuite, le défi sera de rester à flots. C’est beau de se coter, mais on ne doit pas perdre de vue que plus de 50% des entreprises qui font leur entrée en bourse ne survivent pas à leur première année. On ne veut surtout pas avoir à réémettre des titres d’ici quelques mois et ainsi diluer la valeur. Il faut être bien préparé.

Et Hardbacon l’est, à votre avis?

Je crois que oui. Ils viennent de terminer une première ronde de démarrage par placement privé qui a été couronnée de succès. Le PDG Julien Brault a vraiment fait ses devoirs. J’ai été très impressionné de voir son sérieux et sa mainmise sur sa business. On ne voit pas ça tous les jours chez un jeune PDG. Ça m’a convaincu d’accepter le mandat.

Qu’est-ce que cette entrée en bourse représente pour cette petite entreprise?

C’est un risque énorme. Ils pourraient tout perdre, puisqu’on est tributaires des marchés. On ne sait jamais. Mais le risque en vaut la chandelle puisque l’entrée en bourse leur permet de faire des acquisitions en émettant des titres, donc sans avoir à payer en espèces. Ce type de transaction ferait augmenter leur valeur tout en conservant leur cash. Dans un domaine en pleine ébullition comme la fintech (technologies financières), c’est un énorme avantage.

Qu’est-ce que votre longue fiche de route en ce qui a trait aux introductions en bourse apporte à Hardbacon?

Je n’en suis pas à mon premier rodéo, c’est certain. Ça fait 22 ans que je ne fais que ça. Je suis là pour minimiser leur risque et, d’un point de vue purement juridique, pour les aider à remplir tous les critères pour être listés. Mon avantage est aussi d’avoir des relations dans le milieu. Je fais moi-même partie du panel du CSE (Canadian Securities Exchange), la bourse que je privilégie pour des jeunes entreprises comme Hardbacon, donc je suis vraiment en mesure de bien les préparer dans tous les détails.
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