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Un divorce gratuit pour la Saint-Valentin?

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Bruno Montpetit

2024-02-14 15:00:38

Me Sylvie Bourgeois
Divorcer coûte cher? Pas de problème, à la Saint-Valentin, il est maintenant possible de le faire gratos. Ah ces Américains!

On le sait, divorcer peut coûter très cher? À l’aube de la fête de Cupidon, plusieurs cabinets d’avocats américains organisent des tirages afin d’offrir un divorce gratuit. On remarque que de plus en plus de couples s’inscrivent aux concours.

« C’est une grosse décision et les gens craignent les coûts exorbitants. Voici pourquoi les concours sont de plus en plus populaires », affirme un parajuriste, du cabinet, The Powers Law Firm, au Tennessee, Timothy Sexton.

Cette pratique n’existe pas au Québec. C’est fait de façon plus conventionnelle. Mais certaines périodes sont plus propices aux requêtes de divorces.

« À la Saint-Valentin, un membre du couple s’attend à recevoir des petites attentions, affirme l’avocate en droit de la famille, Me Sylvie Bourgeois. Cela crée de la frustation lorsque le message n’est pas capté. C’est peut-être la goutte qui fait déborder le vase. »

Lorsqu’il y a des fêtes, des périodes de vacances ou le départ des enfants, les partenaires se retrouvent face à face. C’est souvent le début de la fin.

«Lorsqu’on passe beaucoup de temps ensemble, cela cimente ou défait un couple, lance Me Bourgeois. On constate beaucoup de ruptures après des fêtes ou des périodes de vacances.»

Me Anne-France Goldwater
Des cœurs brisés

Peu importe où on réside, la Saint-Valentin crée de grandes attentes qui sont souvent non exprimées et non comprises. Aux États-Unis, on recense 40% des demandes divorce durant la période qui précède ou celle qui suit la Saint-Valentin.

« On pourrait aussi qualifier le 14 février de journée mondiale des divorces», lance l’avocate floridienne, Rebecca Palmer.

Peu importe comment vous vivez la Saint-Valentin, la fête de Cupidon laisse peu de gens indifférents.

La famille selon Goldwater

Bruno Montpetit

Reconnue pour son franc-parler et sa détermination, Anne-France Goldwater pose un regard sur la famille québécoise…

En 2024, on se demande souvent où sont rendues certaines valeurs familiales? Me Anne-France Goldwater, du cabinet Goldwater Dubé explique son point de vue à Droit-inc.

Quel portrait brossez-vous de la famille québécoise en 2024?

En général, les rôles des hommes et des femmes ont évolué. Les hommes ne sont plus uniquement des pourvoyeurs et les femmes aspirent à des carrières. Plusieurs mesures ont été mises en place afin d’aider les familles comme les congés parentaux. C’est fantastique comme appui. On voit de plus en plus d’hommes se prévaloir des congés parentaux. Mais on doit faire plus pour encourager la famille.

Le mariage est-il toujours une valeur importante?

J'aime croire que oui. Mais je suis perplexe face à cela. On voit une baisse de l’importance qu’on accorde au mariage. Plusieurs trouvent qu'il y a trop de sacrifices à faire. On doit trouver des façons d’inciter les gens à fonder des familles. C’est majeur pour notre société. On pourrait permettre aux jeunes parents de faire plus de télé-travail. On fait des efforts, mais ce n’est pas suffisant.

Que pourrait-on faire pour resserrer les valeurs familiales?

On doit parler des joies que procurent la vie de famille. Il y a beaucoup de bonheur à voir ses enfants et ses proches réussir. C’est un sentiment très puissant. La pandémie a brisé beaucoup de couples, mais en a solidifié plusieurs autres. Lorsqu’on traverse des épreuves ensemble et qu’on survit, on devient alors beaucoup plus fort. D'où l'importance de donner les modèles à suivre aux enfants. Souvent, on abandonne trop rapidement. On manque de patience.

Les femmes peuvent-elles s’épanouir professionnellement et dans leur rôle de mère?

On a fait des progrès, mais c’est encore très difficile. Avoir des enfants, c’est une grosse responsabilité. On doit être présent pour les éduquer. Si les parents sont absents, cela occasionnera d'autres types de problèmes plus tard. C’est le fondement même de la société. Le rôle de parent n'est pas assez valorisé. Les femmes font encore beaucoup de compromis.

Que pensez-vous de la nouvelle loi du ministre Jolin-Barrette qui permet à une mère victime d’un viol de refuser à l’agresseur l’établissement de sa paternité?

C’est très ambiguë comme loi. Dans le cas clair d’un viol qui arrive sur la rue, l’agresseur n’ira jamais demander le droit à la paternité. Ce sont les autres situations ou cela devient compliqué. Que s’est-il vraiment passé? C’est quoi une agression? Si cela se passe dans une maison ou un condo, on fait quoi? Cela ouvre la porte à beaucoup de situations complexes. Certains pères pourraient être brimés. Par la bande, les enfants pourraient en souffrir? C’est ok de créer des lois, mais on doit pouvoir les appliquer correctement.

En général, lors d’une cause en divorce qui part favori entre l’homme et la femme

De facon imagée, historiquement, la femme avait un certain avantage lorsqu’on parlait de la garde des enfants. Traditionnellement, on lui octroyait ce droit. L’homme qui voulait voir plus souvent ses enfants compensait monétairement. Aujourd’hui c’est bien différent, la mode est à la garde partagée. C’est ok ainsi, car les pères s’impliquent davantage. Par contre, on doit accorder des pensions alimentaires plus généreuses pour le bien des enfants. L’éducation des enfants incombe aux deux parents.

En 43 ans de pratique, vous avez fait bouger les choses. Comment entrevoyez-vous l’avenir des familles et de votre pratique?

J’ai toujours la passion et l’énergie afin de poursuivre. C’est un combat à vie. On pourra toujours faire mieux. On doit prendre soin de nos enfants et de nos parents. C’est une roue qui tourne. Certaines valeurs plus traditionnelles peuvent revenir à la mode. Le balancier va trop loin des deux côtés et revient au centre. On est possiblement arrivé à cette étape? De toute façon, on doit encourager beaucoup plus les familles. C’est le fondement de notre société.

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1 commentaire

  1. Me(e)
    c'est quoi le rapport?
    On dirait que Droit inc n'avait pas assez de contenu pour un article, alors ils ont mis la face de Me Goldwater sur un titre pas rapport et ils ont tenté de faire fitter une entrevue avec un tirage aux US. Assez confus comme article.

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