Me Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.
Me Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.
Les deux organisations ont ainsi réagi à la sortie de l'avocat Marc Bellemare, qui a dénoncé dans une lettre ouverte l'apparente lenteur des procédures judiciaires _ lesquelles devraient vraisemblablement, selon lui, mener à des accusations de nature criminelle contre les responsables du drame.

Selon l'ancien ministre de la Justice, il est "légitime de s'inquiéter" de ne voir aucune accusation tomber cinq mois après les événements.

Le porte-parole du DPCP, Me Jean-Pascal Boucher, plaide cependant qu'il s'agit d'un "dossier majeur" et que l'enquête se poursuit toujours.

Le DPCP, soutient-il, ne passera pas à l'action tant que l'enquête criminelle de la SQ ne sera pas terminée.

Du côté de la police provinciale, on assure que l'investigation est toujours en cours et qu'elle se déroule rondement.

Mais ce qui dicte l'agenda en matière criminelle, c'est la rigueur et non la vitesse, fait valoir le porte-parole de la SQ, Guy Lapointe.

Le déraillement et l'explosion d'un convoi pétrolier de la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA) a fauché 47 vies dans la nuit du 6 juillet à Lac-Mégantic.

Diverses actions juridiques ont été intentées contre la compagnie ferroviaire américaine, mais également contre d'autres acteurs comme le transporteur Canadien Pacifique ou encore le propriétaire du pétrole, World Fuel Services, qui auraient, selon les plaignants, leur part de responsabilité dans ce drame.