Véronique Hivon, députée péquiste réélue dans Joliette
Véronique Hivon, députée péquiste réélue dans Joliette
«Ça a été un choc pour nous tous (...), mais il faut rebondir. Il va falloir aller faire un grand post-mortem, un grand examen de conscience de ce qu'on a fait, de ce qu'on a présenté, de ce qu'on a offert, je pense, aux Québécois», a expliqué Véronique Hivon à TVA Nouvelles.

«Je pense que les Québécois ont de très grandes attentes par rapport au Parti québécois», a-t-elle analysé.
Mme Hivon a aussi salué la «dignité» de Pauline Marois à l'annonce de sa démission et a dit sa fierté d'avoir eu la chance de faire ses «premiers pas» comme ministre avec Mme Marois.

Quant à savoir qui prendra la place de Pauline Marois à la tête du PQ, la députée de Joliette n'a pas voulu se prononcer, indiquant même qu'il ne fallait pas faire de «procès d'intention» à Bernard Drainville, Jean-François Lisée et Pierre Karl Péladeau, qui se sont succédé devant les militants lundi soir.

Interrogée à savoir si elle pourrait être intéressée par la course à la chefferie, Véronique Hivon a indiqué que ce n'était pas le moment de répondre à cela, un jour seulement après l'annonce de Pauline Marois.

«Je souhaite qu'on se donne le temps de faire ensemble cet examen, pour aller au fond des choses. Vous savez, de grandes crises peuvent sortir de grandes choses.»

Par ailleurs, Mme Hivon s'est réjouie de l'annonce du nouveau premier ministre, Philippe Couillard, au sujet du projet de loi «Mourir dans la dignité».

M. Couillard entend déposer rapidement le projet de loi 54 devant l'Assemblée nationale.

«C'est une excellente nouvelle! Le passé est derrière nous. J'aurais aimé pouvoir le faire aboutir, mais ce n'est tellement pas important. (…) Les Québécois tiennent à ce projet de loi là et moi, j'offre toute ma collaboration au nouveau gouvernement pour que ce projet de loi puisse devenir loi avant la fin de la prochaine session parlementaire.»