Jean-Paul Boily
Jean-Paul Boily
L’avocat de Jean-Paul Boily a indiqué qu’il devrait déposer une requête en raison de la prescription du recours, lors d’une première rencontre préparatoire qui a eu lieu entredevant la juge France Bergeron.

Au civil, une fois que la victime alléguée prend conscience des présumés préjudices, elle a trois ans afin d’intenter un recours sinon, le délai de prescription pour légitimer une poursuite s’estompe.

« Déjà, en 2009, elle en parlait », souligne Me Marc Henry qui représente Jean-Paul Boily.

Avant d’émettre cette requête, l’avocat désire toutefois interroger Marie-Renée Baillargeon afin de prouver au juge Bergeron que le délai de prescription a été dépassé.

Interrogatoire

« C’est la stratégie que nous avons décidée, mon client et moi », a expliqué Me Henry rappelant que directeur des poursuites criminelles et pénales n’avait pas retenu la cause préalablement. D’ailleurs, un interrogatoire de la jeune femme, d’une durée de 5 heures, est prévu en avril prochain.

En janvier dernier, Mme Baillargeon avait déposé une poursuite au civil contre l’avocat, réclamant 500 000 dollars en dommages pour des gestes à teneur sexuelle que l’homme lui aurait infligés alors qu’elle était mineure.

Lundi dernier, lors de cette première rencontre au Palais de justice de Québec, Marie-Renée Baillargeon a remis au juge 16 pièces, incluant une expertise psychiatrique du docteur Gérad Leblanc ainsi que des rapports des psychologues Sylvie Bédard et Diane Lalancette.