C'est ce que révèle le Globe and Mail.

Le COC a confirmé dans un communiqué avoir «reçu une plainte officielle» contre son président, mais sans préciser sa nature, ni sa provenance. Il a aussi confirmé que M. Aubut se retirait de ses fonctions pour la durée de l’enquête.

«M. Aubut a demandé, et le Comité olympique canadien a accepté qu'il se retire de ses fonctions en tant que président du Comité olympique canadien et de président du conseil de la Fondation olympique canadienne pour la durée de l'enquête», a indiqué le COC.

Selon le journal torontois, la plainte a été déposée par une membre du personnel travaillant à la Fondation olympique canadienne, qui est affiliée au COC et dont les bureaux se trouvent dans le même édifice à Toronto.

Le «Globe and Mail» a cité un ancien responsable du COC qui a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que la plainte contre M. Aubut portait sur des «commentaires verbaux» qu’il aurait formulés à l’endroit de la plaignante.

Les responsables du COC auraient été en communication avec au moins un ancien membre de la haute direction pour recueillir des informations sur Marcel Aubut, a déclaré une source au journal. Une autre source qui fait partie du mouvement olympique canadien a déclaré savoir qu’il y avait eu des réunions du conseil d’administration sur la question.

La plainte a provoqué une crise interne au COC. Les relations entre M. Aubut et certains de ses cadres supérieurs seraient devenues conflictuelles, toujours selon des sources citées par le journal torontois.

L’ancien juge en chef de la Cour supérieure de Québec, François Rolland, a été retenu par le COC en tant qu’enquêteur indépendant.

Aubut se défend

Sitôt la nouvelle publiée, Me Aubut a rapidement réagi en déclarant «qu'il n'a jamais eu l'intention d'offenser ou d'indisposer quiconque par des paroles qu'il aurait prononcées dans le cadre de ses fonctions». Il a offert «son appui inconditionnel» aux personnes chargées de faire la lumière «sur les propos qui lui sont attribués et de rétablir les faits».

M. Aubut a estimé que la procédure devrait être complétée «à la mi-octobre».


Avocat

En plus de présider le Comité olympique canadien, Marcel Aubut est aussi avocat au cabinet BCF, où il est associé et vice-président du conseil d'administration du cabinet.

Il fut le directeur exécutif des Nordiques de Québec jusqu'à leur déménagement au Colorado en 1995. Il a contribué à la défection des joueurs étoiles Anton, Marian et Peter Stastny de l'ex-Tchécoslovaquie en 1980 afin de se joindre aux Nordiques.

En 2000, il est devenu membre du COC et a été élu au sein du Bureau des directeurs et du Comité exécutif en 2005. Aubut a été élu président du COC en mars 2009, occupant officiellement sa nouvelle fonction à compter d'avril 2010.

Il est devenu membre de l'Ordre du Canada en 1986 et fut promu officier en 1993. En 2006, il a été nommé officier de l'Ordre national du Québec.

Aubut a également été intronisé au Temple de la renommée des sports du Canada en 1999.