Me Jean-François Arteau
Me Jean-François Arteau
Le gouvernement de Philippe Couillard devra payer une indemnité de départ de 82 000 $ à l’avocat et haut fonctionnaire nommé par Pauline Marois, Me Jean-François Arteau qui vient d’être remercié, apprend-t-on dans le JDM.

L’an dernier, l’avocat avait rejoint le Secrétariat aux affaires autochtones. Vice-président de la Société d’habitation du Québec de 2012 à 2015, il a été éjecté par les libéraux avant la fin de son mandat, ce qui lui donne droit à une indemnité de départ de 82 000$.

Nicolas Girard, ex-député péquiste et ancien président-directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), avait touché 90 000 $ d’allocations de départ pour de mêmes raisons.

Me Arteau touchera ses indemnités alors même qu’il vient d’être nommé associé du nouveau cabinet spécialisé en droit autochtone Kesserwan Arteau, et ce le 27 janvier dernier.

Pour rappel, le cabinet Kesserwan Arteau offre des services spécialisés en droit autochtone, notamment dans les secteurs de la gouvernance, des ressources naturelles, des mines et de l’énergie. L’arrivée de Me Arteau coïncide également avec l’ouverture d’un bureau à Québec.

Outre les indemnités de départ pour de tels licenciements précoces, le gouvernement débourse chaque année des sommes importantes en salaire pour des hauts fonctionnaires dont il n’a plus besoin, rappelle le journal. Selon une compilation effectuée par La Presse, le Conseil exécutif débourse chaque année deux millions de dollars pour rémunérer des cadres supérieurs prêtés à d’autres organismes.

Me Arteau a reçu le prestigieux « Mérite du Barreau » en 2013. Son travail a par ailleurs été souligné par le gouvernement du Canada et celui du Québec.

Me Jean-François Arteau a travaillé pendant une quinzaine d'années avec les Inuit du Nunavik et est demeuré pendant de nombreuses années dans le village nordique de Kuujjuaq. Jusqu'à tout récemment, il était conseiller spécial au Secrétariat aux affaires autochtones du Québec.