3 mensonges que les avocats se racontent
3 mensonges que les avocats se racontent
Stressés, anxieux, voire dépressifs, voici des adjectifs que l’on entend parfois associés à la profession d’avocat. À leur origine, le rythme intense de travail, les responsabilités, mais aussi les petits mensonges que vous vous accordez et qui font planer un climat délétère sur votre santé morale. En voici 3 à éviter, selon Jeena Cho dans The Anxious Lawyer.

Mensonge 1 : « Ce n’est pas assez »

Les autres sont mieux, les autres sont plus productifs, les autres connaissent plus de succès. Voici en substance ce que de nombreux avocats se répètent à eux-mêmes. Ce qu’ils font et accomplissent n’est jamais bien, et surtout jamais suffisant. « Ce n’est pas assez », se flagellent-ils en regardant par dessus leur épaule le chemin parcouru. Un « pas assez » qui connaît des ramifications en dehors du travail : argent, amour, sexe, vacances, loisirs…

Mais en faire assez et avoir assez (d’argent) est avant tout une question de perspectives. En effet, lorsqu’elle était jeune avocate, Jeena Cho gagnait 45 000 dollars, elle s’était persuadée qu’elle vivrait enfin correctement et heureuse le jour où elle atteindrait l’honorable salaire de 100 000 dollars. « Aujourd’hui, je l’ai largement dépassé. Est-ce assez ? Et bien, toujours pas… »

Mensonge 2 : « Plus, c’est mieux »

Les individus sont tous concernés par ce mensonge mais les avocats le pratiquent particulièrement. Plus, c’est mieux. Avoir plus de vêtements, plus d’argent, une plus belle voiture ou une maison plus imposante devrait nous combler. Or, Jeena Cho, on se noie sous les possessions, devenant incapable d’en apprécier n’en serait-ce qu’une seule.

Réduire celles-ci à des portions raisonnables nous permettrait d’en jouir réellement et d’en faire les piliers matériels d’une existence épanouie plutôt que les conséquences d’une vie vide de sens que l’on cherche à remplir en quantité plutôt qu’en qualité.

Mensonge 3 : « Se sacrifier est indispensable »

La loi du martyr. Voilà ce que pratiquent souvent les avocats. Tout sacrifier : famille, amour, amis, qualité de vie, loisirs et bien sûr vacances, pour le seul bien-être de ses clients. Pour l’auteur, aucun client ne vaut le sacrifice. Aucun. « Nous voulons tous vivre un autre jour pour servir le client suivant, et celui qui vient encore après. » De plus, être un avocat disponible - psychologiquement parlant - et de bons conseils, passe aussi par une bonne hygiène de vie.

À l’image de son médecin, qu’on ne voudrait pas voir surmené, dépressif et obèse, le client a droit à un avocat qui se respecte en premier lieu, assez pour prendre du temps pour lui, faire du sport et prendre soin de sa famille. « N’oubliez pas la recommandation habituelle : en cas de dépressurisation de l’appareil, placez d’abord votre propre masque à oxygène sur votre visage avant d’installer celui des autres.»