Le juge Robin Camp
Le juge Robin Camp
Le juge Robin Camp, qui siégeait alors à la Cour provinciale de l'Alberta (l'équivalent de la Cour du Québec), s'était mis dans l'eau chaude en septembre 2014, alors qu'il avait demandé à une plaignante se disant victime d'une agression sexuelle pourquoi elle n'avait pas serré les genoux face à son présumé agresseur.

On lui reproche d'avoir eu des propos stéréotypés et biaisés, à un tel point qu'on doute de sa capacité à continuer à exercer. Le Conseil canadien de la magistrature doit se pencher sur la question.

Robin Camp a publié sur son site un avis où il admet que sa déclaration était inappropriée et dit vouloir présenter des excuses en audience publique, écrit le Journal Métro. Il dit pouvoir continuer à contribuer au système judiciaire et ajoute que les séances de formation qu'il a suivies, avec un juge de la Cour supérieure, un expert du droit en matière d'agressions sexuelles et un psychologue, ont été bénéfiques.

Dans l'affaire d'agression sexuelle, le juge Camp avait acquitté l'accusé, mais ce verdict avait été cassé par la Cour d'appel albertaine qui a ordonné la tenue d'un nouveau procès.

Le juge Camp siège aujourd'hui à la Cour fédérale.