Me Anne-France Goldwater a vivement réagi au projet de loi déposé hier par Québec visant à interdire les pitbulls
Me Anne-France Goldwater a vivement réagi au projet de loi déposé hier par Québec visant à interdire les pitbulls
Me Anne-France Goldwater était en entrevue à l’émission matinale de Radio-Canada et a vivement réagi au projet de loi du gouvernement Couillard encadrant les chiens dangereux. L’avocate pilote avec d’autres confrères la coalition pour la promotion de la sécurité des personnes et des chiens.

La coalition réfute les études citées par la Ville de Montréal concernant les chiens dangereux en s’appuyant sur des études qui démontrent que leur bannissement n'a pas amélioré la sécurité des personnes en Ontario.

Pour l’avocate, ce projet de loi est « une ingérence de gouvernement du Québec dans un processus judiciaire. Ils font exprès de le faire à l’aube de notre procès (qui a lieu la semaine prochaine, NDLR) pour influencer et intimider les tribunaux. Ils ont voulu boucher un trou quant au règlement de la Ville qui était illégitime ».

Hier, le ministre Martin Coiteux a dévoilé le contenu du projet de loi : elle oblige municipalités et vétérinaires à signaler les chiens dangereux. Dès son adoption, le gouvernement interdira par décret les chiens de type pitbull.

Certaines études évoquent que 65% des attaquent viennent de cette race. « Ce n’est pas vrai », lance avec fermeté Me Goldwater qui n’hésite pas à comparer cette situation avec les situations qui suivent les attaques terroristes : « Dès qu’il y en a une, on cible un certain groupe culturel humain. Dès qu’il y a une morsure de chien, on dit que c’est un pitbull ».

Et d’ajouter d’un ton cinglant: « Tous les chiens mordent ! C’est une façon d’exprimer leurs craintes, leur agressivité, toute race confondue ».

L’avocate s’étonne par ailleurs de l’ajout des rottweilers dans le projet de loi, « alors qu’il n’y en a pas un qui a tué qui que ce soit ».

Rappelant le règlement qui existe en Ontario et qui, d’après elle, n’a pas amélioré la sécurité des personnes, elle n’hésite pas à comparer cela aux « décrets merdiques pris par Donald Trump, populaires auprès du monde ignorants ».

Pour réécouter l’entrevue complète, cliquez ici.