L’avocat Karim Diallo pilote le dossier
L’avocat Karim Diallo pilote le dossier
Une demande d’autorisation pour exercer une action collective vient d’être déposée contre le géant pharmaceutique Johnson & Johnson, concernant des mailles implantées pour réparer les hernies abdominales…

C’est ce qui ressort de la requête déposée au palais de justice de Montréal. La demanderesse, Mme Jacqueline Deschênes, en a contre les « produits de maille Physiomesh ». Ces mailles, genre de minces filets, vendues par Johnson & Johnson, servent à réparer les hernies de la paroi abdominale.

Or, lit-on dans la demande, les mailles, qu’on disait sûres et efficaces, se sont plutôt révélées « intrinsèquement défectueuses et dangereuses ». Elles auraient créé d’importantes douleurs aux patients qui, pour beaucoup, ont eu besoin d’une nouvelle chirurgie. Certaines de ces douleurs leur causent des limitations permanentes, est-il précisé.

D’ailleurs, note-t-on, Johnson & Johnson elle-même, mais aussi Santé Canada, ont émis des rappels sur les mailles Physiomech en mai et en juin 2016, après que des analyses aient démontré des taux de récidive et de ré-opération importants.

Le groupe visé comprend donc tous résidents du Québec à qui on a implanté une telle maille Physiomech, ainsi que les proches de ceux-ci qui ont subi un dommage à cause de cette implantation. Pour chaque membre du groupe, on réclame des dommages-intérêts compensatoires n’excédant pas 500 000 $, ainsi que des dommages punitifs, à cause des pratiques « illégales, négligentes, inadéquates, abusives, déloyales et trompeuses et des fausses déclarations » de Johnson & Johnson et ses filiales.

Sont en fait poursuivies Johnson & Johnson, Johnson & Johnson Canada, Johnson & Johnson Medical Companies, Johnson & Johnson International et Ethicon.

Pour représenter le groupe des demandeurs, nul autre que Siskinds Desmeules, cabinet spécialisé en actions collectives. L’avocat Karim Diallo pilote le dossier.

Johnson & Johnson Canada n’a pas répondu rapidement à nos demandes de commentaires.