Il y a un revers à la bonne paie, au prestige et à l’influence
Il y a un revers à la bonne paie, au prestige et à l’influence
Il y a effectivement de nombreux avantages à devenir avocat, et Droit-inc en a fait mention dans cet article publié la semaine dernière. Toutefois, la profession comporte aussi bien des inconvénients, comme nous le rappelle l’avocate, éditrice et écrivaine Sally Kane dans le magazine The Balance.

1. Stress élevé

Dates de tombée, pression de facturation, demandes de clients, longues heures et autres aspects font de la pratique du droit un des métiers les plus stressants sur la planète. Ajoutez la pression du domaine, les technologies qui évoluent, et les dettes d’études faramineuses, et vous ne vous demanderez plus pourquoi les avocats sont stressés.

2. Longues heures

L’augmentation de la charge de travail et la réduction des équipes donnent un résultat bien clair: de plus en plus d’heures pour les avocats. Aussi, les demandes de droit partout à travers le monde poussent plusieurs avocats à devoir être disponibles à toutes heures. Aujourd’hui, les avocats travaillent plus et plus fort que jamais, et une semaine de 50 heures n’est pas hors norme. En plus des heures facturées, l’environnement de compétition a forcé les avocats à passer plus de temps sur la recherche de clients et sur les tâches de gestion. Comme résultat, plusieurs avocats ont des problèmes de conciliation travail-vie personnelle.

3. Manque de satisfaction au travail

Le stress et les demandes de la pratique du droit peuvent mener tout droit à un manque de satisfaction. La dépression et le suicide sont des faits communs parmi les avocats, et 40% des avocats interrogés dans le cadre d’une étude du American Bar Association ont avoué qu’ils ne conseilleraient pas cet emploi à une jeune personne.

4. Dette d’études

Le coût d’une éducation légale a connu une grande inflation dans les dernières années. Au Canada, cela reste sous contrôle, notamment au Québec. Mais une formation - même dans une école médiocre - peut coûter jusqu’à 54 000 dollars par année aux États-Unis, et une dette dans les six chiffres n’est pas rare. Et comme les emplois sont de plus en plus durs à trouver, un diplôme en droit n’est plus une assurance de sécurité financière.

5. Marché du travail compétitif

Les opportunités d’emploi pour les avocats ont énormément baissé depuis quelques années, mais les inscriptions à l’école de droit ne descendent pas. Cette compétition accrue a poussé bien des avocats à accepter des emplois qui ne leur convenaient pas, ou à tout simplement changer de carrière.

6. Pression des clients

En ce temps d’incertitude économique, les clients sont plus conscients de leurs dépenses dans le domaine légal. Après des années de hausse des factures, les clients demandent de plus en plus, pour de moins en moins d’argent. Les tâches doivent être accomplies à moindre frais, rapidement et efficacement par une technologie ou par d’autres professionnels, comme les paralégaux.

7. Changement des paradigmes légaux

La pratique change dramatiquement, et les avocats n’ont plus le monopole de la connaissance juridique. Que ce soit des techniciens juridiques ou les bureaux en ligne, jusqu’aux sites d’aide en ligne, les avocats affrontent aujourd’hui plusieurs sources de compétition.

8. Technologie

La technologie a transformé la pratique du droit. Qu’ils le veuillent ou non, les avocats doivent s’adapter, que ce soit en terme de révision de document et des outils disponibles pour les présentations, la facturation, etc. Même si les avocats deviennent plus à l’aise avec la technologie, le marché va tranquillement vers une automatisation des services plus rapidement et efficacement.

9. L’externalisation des procédés légaux

Ce n’est pas une mode: l’externalisation du travail légal vers d’autres pays est une réalité économique. Alors que de plus en plus de travail légal est envoyé outre-mer ou en région, beaucoup d’emplois traditionnels d’avocats sont tout simplement abolis.

10. Mauvaise image publique

Q: «Comment appelle-t-on 10 000 avocats dans le fond de la mer?» R: « Un bon début!»

Cette populaire blague montre bien la mauvaise perception du public envers les avocats aujourd’hui. Même si le manque de confiance envers les avocats existe depuis bien des lunes, la hausse des prix, certains cas frivoles, et quelques histoires sensationnelles dans les médias n’ont pas aidé la perception !