L’adolescente se voit dédommagée par son employeur
L’adolescente se voit dédommagée par son employeur
Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario vient de rendre sa décision : un salon de tatouage ontarien et son propriétaire seront condamnés à verser 75 000 dollars à « G.M. », dont l’identité n’est pas dévoilée puisqu’elle était mineure au moment des faits. L’adolescente était représentée par l’avocate Beth Walden, du Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne.

L’affaire est d’autant plus grave, selon le Tribunal, que le défendeur était un ami de la famille. En effet, la conjointe du défendeur était une bonne amie de la mère de la plaignante. Le salon de tatouage a même été ouvert grâce à un prêt des parents de la plaignante. Le groupe fêtait tous les anniversaires entre eux et partaient en voyage ensemble.

Or, note la vice-présidente du Tribunal, Maureen Doyle, alors que la plaignante faisait ainsi confiance au défendeur, celui-ci a cruellement trahi cette confiance et « brisé ses rêves ». Alors qu’elle commençait à travailler au salon plusieurs fois par semaines – son premier emploi – les choses ont rapidement dégénéré. Le défendeur a commencé à lui poser des questions personnelles sur ses préférences sexuelles et à solliciter des contacts sexuels avec elle. S’en sont également suivies des relations sexuelles non consentantes.

Tourmentée par ces agissements répétitifs, la plaignante a décidé de se confier à sa copine, publiquement, sur Facebook. C’est en voyant ces messages que la mère de la plaignante a finalement porté plainte à la police. Le défendeur a depuis plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels.

Conclusion : en regard notamment du fait que la plaignante débutait son premier emploi et qu’elle était dans une situation d’extrême vulnérabilité, le Tribunal a condamné le harceleur et le salon de tatouage à verser 75 000 $ en dommages-intérêts à la victime.