Le président Mario Beaulieu
Le président Mario Beaulieu
Alors que tous les feux se braquent sur les partis provinciaux à l’approche du scrutin du 1er octobre, certains partis canadiens font aussi les manchettes. Le Bloc québécois, déchiré par une crise intestine depuis des mois, fait à présent parler de lui, alors que son président et son vice-président sont l’objet d’une poursuite déposée au Palais de justice de Montréal.

Derrière cette demande en justice, le membre du Bloc Bernard Desgagné. Il reproche au président Mario Beaulieu et au vice-président Gilbert Paquet d’avoir modifié les Statuts et règlements lors d’une assemblée du parti en juillet 2015, sans passer par la procédure appropriée. Il demande donc une injonction interlocutoire afin de forcer les défendeurs à respecter cette procédure.

La modification critiquée consistait à créer un poste de chef en plus du poste de président du parti. Présentement, le président et le chef sont la même personne, alors qu’on réfère officiellement au titre de président, et plus officieusement à celui de « chef », allègue la demande.

Or, le procès-verbal de la réunion visée n’a jamais été porté à la connaissance des membres du parti, soutient la poursuite. M. Desgagné affirme n’avoir été mis au courant qu’en juin 2018. Toutefois, cette modification a été affichée sur le site du parti en février 2017, « soit plus de 19 mois après la modification prétendument apportée par le Conseil général ».

M. Desgagné se représente seul dans cette affaire.