L’avocate de Pink Larkin Gail Gatchalian, spécialisée en droit du travail
L’avocate de Pink Larkin Gail Gatchalian, spécialisée en droit du travail
Des avocats souhaiteraient que les témoins de victimes de harcèlement et d’agressions en milieu de travail puissent dénoncer les malfaiteurs sans que l’employeur soit obligé d’effectuer une enquête.

Ceux-ci souhaitent que leur suggestion apparaisse dans la nouvelle mouture du Code canadien du travail, rapporte La Presse.

L’avocate de Pink Larkin Gail Gatchalian, spécialisée en droit du travail, estime qu’il devrait être la responsabilité de tout le monde de prévenir et de dénoncer le harcèlement.

L’avocate, en compagnie de la Section du droit du travail et de l'emploi de l'Association du Barreau canadien (ABC) et du Forum des avocates de l'ABC a participé à la rédaction d’une proposition à ce sujet.

Les trois partis suggèrent l’amélioration des cadres réglementaire accompagnant le projet de loi C-65, touchant le Code canadien du travail en ce qui concerne la violence et le harcèlement dans les milieux de travail.

Culture du silence

Me Gatchalian déplore qu’il y ait déjà un grand nombre d’écueils qui empêchent les victimes de dénoncer leurs agresseurs, tels que l’inégalité de pouvoir, la tendance des victimes à sa blâmer et la crainte de représailles.

Ce ne sont toutefois que les entreprises sous juridiction fédérale qui se plient à ce Code.

Les avocats croient que la loi C-65, qui n’est toujours pas en vigueur, devrait offrir la possibilité aux témoins de déposer une plainte. Tout comme les victimes, les témoins pourraient bénéficier d’un traitement de confidentialité.

Selon ceux-ci, l’employeur devrait être obligé d’enquêter s’il a conscience d’un cas de harcèlement, même si une plainte n’a pas été déposée.

Me Gatchalian rappelle que le se nourrit de la culture du silence, puis que ces nouvelles mesures pourraient changer la donne.

Elle estime que le gouvernement fédéral publiera les règlements entourant la loi C-65 lors du début de la prochaine année.