Me Alan Laufer accuse son ancien employeur de l'avoir congédié pour quelqu'un de plus jeune.
Me Alan Laufer accuse son ancien employeur de l'avoir congédié pour quelqu'un de plus jeune.
Me Alan Laufer accuse son ancien employeur, le cabinet new-yorkais Pryor Cashman, de l'avoir congédié pour donner sa place à quelqu'un de 30 ans plus jeune.

L'affaire remonte à 2015, quand Me Laufer, alors âgé de 61 ans, se fait licencier. Convaincu que cette décision n'était motivée que par son âge, il décide de poursuivre en justice le cabinet.

Ce dernier a bien tenté de s'opposer à ces poursuites mais un juge fédéral de New York, J. Paul Oetken, a rejeté le 29 mars dernier sa motion en jugement sommaire et statué que l'affaire pourra passer en jugement.

« Certes, Laufer n'a guère présenté un dossier accablant, a écrit le juge. Mais la preuve offre un récit discriminatoire qu'un juré pourrait raisonnablement croire, selon son opinion sur la crédibilité des témoins ».

Des reproches qui auraient été inventés

Le plaignant soutient que les associés du cabinet ont refusé de le promouvoir malgré un « bilan solide » et l'ont finalement congédié « parce qu'ils voulaient faire participer de jeunes avocats à la société ».

Le cabinet justifie pour sa part sa décision par le fait qu'il avait commis des erreurs, mis en colère des associés et avait des problèmes lors des rencontres avec les clients, la décision parlant d'« insensibilité ».

Selon Me Laufer, aucun de ces faits n'a jamais été porté à sa connaissance. Pire, ils auraient été inventés a posteriori pour justifier son congédiement. Il prétend au contraire qu'il faisait partie des avocats les plus rentables de l'équipe dans l'année qui a précédé son licenciement.

« Ce cabinet n'a jamais fait preuve de discrimination à l'égard de qui que ce soit, à quelque niveau que ce soit, dans toute son histoire », a déclaré le cabinet dans sa déclaration. « M. Laufer a été licencié pour des raisons plus que suffisantes n'ayant rien à voir avec son âge ».