Jeremy Levy, associé chez Baker McKenzie.
Jeremy Levy, associé chez Baker McKenzie.
Vous êtes en stage en cabinet ou tout simplement en train de profiter paisiblement de vos vacances d’été?

L’heure est à la réflexion. Dans quelques années, votre carrière juridique sera lancée, et vous n’aurez plus le réflexe de vous remettre en question. De vous demander, concrètement, quel type d’avocat vous souhaitez devenir.

Pour vous aider dans cette méditation, Legal Cheek a dressé trois erreurs à éviter lors de votre progression.

Prétendre que vous êtes quelqu’un que vous n’êtes pas

Il y a une idée fausse répandue parmi les étudiants selon laquelle tous les avocats sont identiques. Qu'ils partagent tous la même éducation, ou des antécédents particuliers. Pourtant ce n’est pas le cas.

« Si je repense aux avocats les plus impressionnants que j'ai rencontrés au cours de ma carrière, il n’y a pas de facteur d’unification en ce qui concerne leurs antécédents, leur orientation sexuelle ou leur sexe. Le seul facteur clé est qu'ils sont de bons avocats », explique Jeremy Levy, associé chez Baker McKenzie.

Retenez de cela que peu importe vos expériences vécues, vos traits de personnalité ou vos convictions, vous avez votre place dans le milieu juridique. Donc, restez fidèle à vous-même en entrevue.

Il pourrait être tentant de jouer un rôle afin d’obtenir un stage ou un emploi. Ce serait une grave erreur! En agissant ainsi, vous pourriez vous placer dans un rôle qui ne vous conviendra pas pleinement.

Abandonner en entrevue

Lorsque vous passerez des entretiens d’embauche, les recruteurs vous testeront… et pas à moitié!

En fait, ils feront tout pour vous poser des questions auxquelles vous ne connaîtrez pas les réponses.

Et vous savez quoi? Ils ne s'attendront pas à ce que vous sachiez exactement quoi répondre. En vous testant, ils chercheront simplement à voir de quel bois vous vous chauffez. De quelle manière vous réagirez lorsqu’un client vous prendra au dépourvu. Comment vous réagirez lorsque vous n’aurez pas la réponse exacte sous la main.

Plutôt que de paniquer, parlez de votre raisonnement et de la logique qui vous conduit à une réponse raisonnée. Gardez votre sang froid!

Ne pas comprendre, et faire à sa tête

Ça y est, vous avez obtenu l’emploi ou le stage que vous convoitez. Inévitablement, vous jonglerez avec un jargon juridique complexe ou des instructions très techniques que vous ne comprendrez pas.

Votre réflexe sera sûrement de prendre votre chance, d’y aller avec votre instinct. Ce n’est vraiment pas une bonne idée! Dès qu’on vous mentionne un terme que vous ne connaissez pas, signalez-le.

« Ça peut être une source de frustration pour les avocats chevronnés, si les stagiaires restent assis pendant une demi-journée, puis reviennent et disent: “ Je suis terriblement désolé, je n'ai pas compris”, souligne Caroline Rayson, directrice générale adjointe de BPP Holborn. Pour l'amour de Dieu, si vous ne comprenez pas, retournez directement et demandez! »

Dans la vie, il n’y a pas de questions stupides!