C’est désormais validé : les avocats français pourront s’inscrire au barreau du Québec après avoir réussi un examen portant sur la déontologie et la règlementation professionnelle.
Réciproquement, les avocats québécois pourront s’inscrire dans un barreau français à l’issu du même type d’examen.

Les dispositions sont déjà transposées en France. Elles le seront prochainement au Québec, M. Jean Charest, signataire de l’accord, ayant annoncé que le projet de loi portant sur sa mise en œuvre serait proposé au vote de l’Assemblée nationale le 5 juin prochain.

Aux yeux du Premier Ministre, le barreau du Québec fait figure de bon élève et s’inscrit dans la droite lignée du courant d’ouverture sur le monde qu’il veut insuffler, avec la poursuite de négociations pour la reconnaissance mutuelle avec la France d’autres professions et métiers, ainsi que plusieurs projets de partenariat avec l’Union européenne. Il l’a d’ailleurs affirmé haut et fort en fin de semaine, en marge du congrès du Barreau : « le Québec a besoin de bras, de cœurs et de cerveaux ».

L’accord semble en effet avant tout politique. De l’avis même des négociateurs, il ne faut pas s’attendre à une révolution, ils n’imaginent pas que plus d’une vingtaine d’avocats de chaque coté de l’Atlantique puissent être tentés par la mobilité offerte entre les deux pays.