Gilbert Rozon était représenté par Me Pierre Poupart. Photo : Radio-Canada
Gilbert Rozon était représenté par Me Pierre Poupart. Photo : Radio-Canada
Le fondateur de Juste pour rire Gilbert Rozon subira son procès pour viol et attentat à la pudeur du 8 au 12 juin, au palais de justice de Montréal.

L'ancien magnat de l'humour n’était pas présent lors de cette audience pro forma qui devait justement servir à fixer une date de procès. Il était représenté par son avocat, Me Pierre Poupart, qui n’a fait aucun commentaire.

Les deux parties ont estimé que cinq jours de procès seraient nécessaires, mais dans les faits, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Bruno Ménard, croit que cela pourrait être plus court.

Me Ménard n’a dévoilé aucun détail sur l’identité de la victime alléguée, son âge au moment des faits ou encore le nombre de témoins qui seront entendus. Il a toutefois confirmé que la présumée victime allait témoigner.

Me Bruno Ménard. Photo : Radio-Canada
Me Bruno Ménard. Photo : Radio-Canada
Les deux chefs d’accusation de viol et d'attentat à la pudeur ont été déposés en vertu du Code criminel en vigueur à l'époque des faits allégués, ce qui explique le libellé des accusations. Aujourd'hui, on parlerait d'agression sexuelle.

En décembre dernier, Gilbert Rozon avait fait savoir qu’il optait pour un procès devant juge seul, après avoir renoncé à la tenue de son enquête préliminaire. Par cette décision, l'accusé reconnaît implicitement qu'il y a suffisamment de preuves pour tenir un procès, mais qu'il souhaite continuer à se défendre.

Le fondateur de Juste pour rire a été accusé de viol et d’attentat à la pudeur pour des gestes commis en 1980, à Saint-Sauveur, dans les Laurentides, alors qu’il était âgé de 25 ans. M. Rozon avait fait savoir qu’il comptait se défendre fermement.

L’homme de 65 ans est également visé par un recours collectif déposé par un groupe d’une vingtaine de femmes, appelé les Courageuses et représenté par la comédienne Patricia Tulasne. Elles lui réclament 10 millions de dollars en dommages punitifs.