Gonzalo Nunez. Photos : Shutterstock et Twitter
Gonzalo Nunez. Photos : Shutterstock et Twitter
Face à la situation exceptionnelle de l’épidémie de Covid-19, des employés de la Cour municipale de Montréal critiquent l’« inflexibilité » de leur employeur et craignent que les mesures prises ne soient insuffisantes, comme le rapporte le journal Métro.

Suite aux directives données mardi par la mairesse de Montréal, Valérie Plante, les points de service sont souvent fermés et le service à la clientèle est limité. Mais des causes sont toujours entendues à la Cour et les avocats poursuivent leurs activités.

Considérés comme des « travailleurs essentiels », de nombreux employés du tribunal montréalais continuent ainsi de se rendre aux bureaux du centre-ville en empruntant les transports en commun.

L’inquiétude monte

Une employée anonyme, interrogée par Métro, dénonce l’absence de « flexibilité » de la part des gestionnaires de la Ville, bien que de nombreux employés aient exprimé leur désir de faire du télétravail.

« Si tu demandes de faire du télétravail, la réponse, c’est : sans soldes. Tu prends tes vacances », affirme-t-elle.

Elle explique que le fait de ne pas pouvoir respecter les consignes de confinement du gouvernement provincial alimente un sentiment de frustration chez ses collègues.

« Un dossier de cour, ça passe de mains en mains. Pourquoi doit-on être présents quand la consigne c’est d’éviter le rassemblement? », témoigne l’employée.

La réponse de la Ville

Face aux critiques quant à ce possible manque de précautions, le relationniste de la Ville de Montréal, Gonzalo Nunez, a assuré que la Ville était mobilisée pour répondre aux inquiétudes et que des mesures sont prises.

« Tous les efforts sont déployés afin de favoriser le télétravail pour les fonctions qui s’y prêtent (…) » a-t-il écrit à Métro, tout en précisant que « certaines limitations technologiques empêchent l’accès à certaines plateformes informatiques ».