DI : Vous étiez déjà présent à Londres, en quoi la fusion avec Stringer Saul renforce votre position ?

CA : Nous n’avions que 3-4 avocats à Londres. Avec cette fusion, nous en avons maintenant une quarantaine. Et puis, Stringer Saul est un cabinet spécialisé dans des secteurs en croissance, comme les sciences de la vie, les mines, les technologies et surtout, le marché boursier AIM, où on retrouve de plus en plus d’entreprises.

DI : À Londres, vous comptez conserver le même nom ?

CA : Pour faciliter la transition, le cabinet s’appellera pendant deux ans Fasken Martineau Stringer Saul. Après, nous ne conserverons que Fasken Martineau.

DI : Et la fusion avec Johnson & Buchan, d’Ottawa, elle s’inscrit comment dans votre stratégie ?

CA : C’est un petit cabinet de 13 avocats, mais avec une très bonne réputation, particulièrement en droit des télécommunications et en droit commercial.

DI : Vous discutiez avec eux depuis longtemps ?

CA : Depuis plusieurs années ! En fait, c’est un bureau qui a reçu des offres de tous les grands cabinets au pays, mais les associés avaient toujours refusé.

DI : Pourquoi ils ont dit oui à Fasken ?

CA : En raison de notre culture d’entreprise. Contrairement à nos concurrents, nous sommes très transparents dans la divulgation de l’information financière aux associés. Et nous avons une philosophie de gestion décentralisatrice. Nos bureaux ne sont pas contrôlés par Toronto !