Les tribunaux regorgent de nouvelles… preuves, comme quoi, ils ont bien repris leurs activités.

Cette semaine, Droit-inc vous présente son tour d’horizon de faits divers pour mettre en valeur le travail de nos avocats et magistrats.

Me Sharon Sandiford et le juge Dennis Galiatsatos. Photos : Radio-Canada
Me Sharon Sandiford et le juge Dennis Galiatsatos. Photos : Radio-Canada
14 mois de prison pour l’agression d’un sexagénaire

« S’asseoir sur un banc de parc ne devrait pas être une activité dangereuse », a affirmé le juge Dennis Galiatsatos, selon La Presse.

Ryan Giraud, 25 ans, a été condamné à une peine de 14 mois de prison pour avoir battu sévèrement Abdullahi Sulei, un homme d’une soixantaine d’années. Le crime remonte à juin 2017.

« Le Tribunal doit envoyer un message ferme que les citoyens (âgés ou non) ont le droit d’utiliser un parc public sans avoir peur d’être accostés, volés ou attaqués. Les brutes ne doivent pas être permis de mettre en place une atmosphère d’intimidation et de harcèlement dans les espaces publics », a affirmé le juge en juillet dernier, toujours selon La Presse.

M. Giraud, qui mendiait dans un parc de l’arrondissement Côte-des-Neiges, a battu le sexagénaire, après qu’il ait refusé de lui offrir une seconde cigarette.

Le procureur de la Couronne, Me Jean-Christophe Ardeneus, réclamait une peine de 18 mois de prison. L’avocate de la défense, Me Sharon Sandiford, de son côté, réclamait une probation de deux ans ainsi que des travaux communautaires, toujours selon La Presse.

« Cibler une telle victime est cruel et choquant pour la communauté. Les facteurs aggravants sont nombreux. Sa conduite est lâche, répugnante et inacceptable », a conclu le juge, mentionne La Presse.

Neuf ans de prison pour des vols de voitures

« Une des victimes a été frappée au visage, elle était effrayée, elle croyait qu’elle ne reverrait plus jamais ses enfants et ses petits-enfants », a mentionné à la cour le procureur de la Couronne, Me Patrick Lafrenière, selon Le Journal de Montréal.

Cette scène s’est tenue au palais de justice de Montréal.

L’accusé, Ryan Pinel, un homme de 36 ans, s’en est pris à plusieurs personnes âgées, qui semblaient être ses cibles favorites.

M. Pinel, toxicomane, est un récidiviste. Il a écopé de six ans de prison par le passé. Il a récidivé en janvier 2019 pour s’acheter de la drogue.

Selon l’avocat de la défense, Me Guillaume Langlois, son client est « content » d’avoir été arrêté.

« Il était content d’être arrêté », a-t-il mentionné, toujours selon Le Journal de Montréal.

Ryan Pinel a plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation, dont des chefs de vol, de voies de fait et de conduite dangereuse.

« Mes actes étaient lâches. Ces gens ont sûrement encore peur de marcher dans la rue, et plus encore. J’aurais dû y penser, je suis désolé », a-t-il expliqué selon Le Journal.

La Juge Nathalie Duchesneau
La Juge Nathalie Duchesneau
Coupable d’abus contre sa belle-fille

La juge Nathalie Duchesneau a déclaré coupable un Montréalais qui a abusé sexuellement de sa belle-fille pendant deux ans. Cette dernière est atteinte d’une déficience intellectuelle.

La magistrate n’a pas cru à la version de l’accusé, un Montréalais de 55 ans dont l’identité ne peut pas être révélée.

« Bien que le discours (de la victime) soit parfois décousu ou difficile à entendre et qu’il lui soit par ailleurs ardu de se situer dans le temps, (...) les particularités des événements qu’elle relate sont criantes de vérité », a-t-elle déclaré au palais de justice de Montréal, rapporte Le Journal de Montréal.

L’accusé estimait être victime d’aliénation parentale. Sa belle-fille était âgée de neuf ans au moment des crimes.

La magistrate, d’ailleurs, a minimisé les discordances entre le récit de la victime et celui de sa mère.

« Le Tribunal considère que ces différences ne signifient pas pour autant que ces événements ne sont pas réellement survenus », a-t-elle mentionné, selon Le Journal.

L’accusé, notamment reconnu coupable de contacts sexuels, connaîtra sa sentence en novembre prochain.