La députée du Parti québécois Véronique Hivon a questionné Me Murphy à ce sujet. Photos : Sites Web du DPCP et de l'Assemblée nationale et Shutterstock
La députée du Parti québécois Véronique Hivon a questionné Me Murphy à ce sujet. Photos : Sites Web du DPCP et de l'Assemblée nationale et Shutterstock
La directrice des poursuites criminelles et pénales, Me Annick Murphy, s’est expliquée jeudi dernier en commission parlementaire, à Québec, à propos d’une erreur de son organisation qui a causé l’abandon des procédures dans un dossier d’agression sexuelle.

L’agression serait survenue en 2018, à bord d’un vol Paris-Montréal, selon La Presse. Un ressortissant français de 15 ans affirme avoir subi des attouchements de la part de son voisin de siège. Jean-Marie Aloise Hoch, un Français de 39 ans, a été arrêté à sa sortie de l’avion, à Montréal.

Le DPCP a toutefois omis une étape obligatoire dans le cas où un étranger est soupçonné d’avoir commis un crime dans un avion : le procureur n’a pas avisé Ottawa avant d’accuser l’homme – ce qui a rendu impossible toute poursuite.

Le DPCP a tenté de porter de nouvelles accusations, après avoir obtenu le feu vert d’Ottawa, mais elles ont été perçues comme un abus de procédures. La Cour d’appel a maintenu cette décision, et la Cour suprême a refusé d’entendre la cause.

La députée du Parti québécois Véronique Hivon a questionné Me Murphy à ce sujet, dans le cadre de l’étude des crédits gouvernementaux à l’Assemblée nationale.

Elle a souligné que ce genre de situation était exceptionnelle, et que le procureur au dossier n’était pas au courant de cette autorisation qui était nécessaire.

« Il a été extrêmement ébranlé par cette situation-là. C’est un procureur d’expérience qui fait des dossiers d’agression sexuelle, qui est complètement dévoué à ce travail-là », a affirmé Me Murphy, toujours selon La Presse.

Selon le père de l’adolescent, qui s’est confié au chroniqueur Patrick Lagacé, Me Murphy a manqué d’empathie. Il aurait aimé recevoir des excuses officielles du DPCP.